Tous les ans, le jour de la Saint Valentin, à San Francisco, a lieu le Pillow Fight, en français "la bataille d'oreillers".
Le principe : Venir muni de son oreiller sur la place du Ferry Building et lorsque l'horloge du bâtiment sonne le coup des 18h, frapper sur toute personne présente et armée d'un oreiller.
C'est assez naïf comme concept (et dénué de toute idéologie) mais ça marche du tonnerre ! Difficile d'estimer le nombre de personnes présentes pour l'événement... Il faut dire c'est vraiment super fun, comme l'attestent ces photos de 2007 et cette vidéo de 2010 :
Pillow fight San Francisco 2010
Comme nous étions novices et un peu sceptiques au départ, nous n'avons pas participé à la bagarre de cette année (nous n'avions pas d'oreillers sous la main) mais le spectacle en lui-même valait bien le déplacement ! C'était impressionnant de voir à quel point tout le monde s'en donnait à cœur joie pour frapper sans discernement sur toutes les personnes alentour. Jeunes et vieux, filles et garçons, tout le monde s'en est mis plein la tronche au milieu des volées de plumes et des flashes d'appareils photos.
Ce genre de manifestation reflète vraiment bien l'esprit bon-enfant qui règne ici.
Mais il y a tout de même un aspect négatif à ce genre d'événement. S'agissant d'un "flashmob", il n'y a pas vraiment d'organisateurs. C'est juste spontané, une information passée viralement sur internet. Pas d'organisateurs = pas d'organisation = pas de nettoyage prévu à la fin. Aussi, la ville de San Francisco est furieuse : la facture de nettoyage s'élèverait pour ces deux dernières années à 35 000$ ! Oups !
Mais qu'est-ce qui se passe ?
On ne donne plus aucune nouvelle et personne ne s'en inquiète ? ;-)
Bon, on vous pardonne et on reprend le rythme d'antan, c'est parti !
Ici, comme en France, c'est l'hiver. L'hiver, à San Francisco, c'est un climat tout à fait imprévisible (comme en été, me direz-vous). Nous avons par moment des journées magnifiquement ensoleillées pendant lesquelles on se croirait en plein été et nous avons des périodes de pluie interminables. L'hiver, parait-il, n'a jamais été aussi pluvieux que cette année.
C'est pendant l'une des ces périodes horriblement mouillées, malheureusement, que nous avons reçu nos amis lyonnais (enfin, j'arrondis) et fellow travellers, j'ai nommé : Elodie et Yohan.
Eh bien, on peut dire que ça fait toujours autant plaisir de recevoir des amis, surtout quand ils sont aussi enthousiastes ! Je n'avais encore vu personne autant apprécier le clam chowder qu'Elodie :)
Ensemble nous avons (re)découvert les classiques de San Francisco comme le Musée Mécanique et son bras de fer super puissant, l'acrobatique descente en cable-car, cheveux dans le vent, le Pier 39 plus ou moins vidé des odorantes otaries, les vêtustés du quartier hippie, les restaurants bien américains où on prend des kilos rien qu'en respirant l'odeur extrêmement riche de l'endroit, ou encore le super magasin pour gauchers où finalement on n'achète jamais rien...
C'était aussi l'époque du "Dine About Town", pendant laquelle les plus chics restaurants de la ville ouvrent leur portes au grand public en leur faisant profiter d'un tarif tout à fait raisonnable. Vous nous connaissez : nous ne nous sommes pas privés de cette opportunité ! Parmi la liste des restaurants participant à l'opération, nous nous sommes même jetés sur le plus cher, le plus luxueux qui était disponible. C'est ainsi que nous avons dîné au Campton Place. Le menu était assez simple mais pas décevant (à part peut-être le gâteau au chocolat). Le service en revanche nous en a mis plein la vue ! J'ai particulièrement apprécié le petit coussin pour mon sac à main ^^
La sortie de la semaine devait se faire au Parc Yosémite, cette merveille de la nature qui est tout près de chez nous et que nous n'avons toujours pas explorée. Malheureusement, en hiver, les routes sont enneigées et il faut des chaines pour circuler, ce que n'autorisent pas les compagnies de location de voitures de la ville... Du coup, nous nous sommes rabattus sur la valeur sûre des environs : la Highway 1, le long de la côte, vers le Sud et Monterey.
Et puis je suis tellement soucieuse du bien-être de mes invités qu'au moment de leur retour, je les ai accompagnés non pas jusqu'à l'aéroport, mais jusqu'à la France :) C'était le moment pour moi de venir faire un petit coucou à la famille et aux amis.
Le week-end dernier, nous avons décidé de quitter un peu notre routine et de reprendre les visites de la ville et de la région. La première destination de cette reprise tranquille était Sausalito, cette petite ville de marins située de l'autre côté du fameux Golden Gate Bridge, et Muir Woods, forêt de séquoias géants.
Nous étions déjà passés très rapidement à Sausalito il y a quelques mois quand nous étions allés visiter la région des vins. Ce jour-là, le soleil était radieux et la petite ville nous avait semblée très charmante. Nous n'avions alors pas trop de temps à lui consacrer, c'est pourquoi nous nous étions promis d'y revenir.
Le week-end dernier, en revanche, le temps était plutôt grisâtre et la ville avait largement perdu de son attrait. Peu importe, la vue sur San Francisco était tout de même intéressante. Pour nous "remonter le moral", nous nous sommes jetés sur un brunch énorme et bien californien. Au menu : pancakes à la mangue, chocolats chauds, oeufs façon hollandaise, jus d'orange frais pressé et granola au yaourt et fruits.
Puis nous avons repris la route dans notre voiture Dollar.com en direction du bois de Muir Woods. Nous avions au départ l'intention de faire une randonnée assez conséquente mais une fois sur place, nous en avons perdu le courage. Nous étions fatigués après une chouette soirée avec nos amis américains la veille et nous avons choisi la petite balade tranquillou en bas des séquoias. Certains de ces arbres avaient plus de 1000 ans.
Mine de rien, ça faisait vraiment du bien de revoir un petit coin de nature et si nous passons toutes nos journées dans des odeurs de ville, de mer, de friture ou de Chine, ça faisait longtemps que nous n'avions pas respiré l'odeur des bois.
Après le basket, c'est au football américain que nous nous sommes attaqués. Profitant d'une offre promotionnelle, j'ai pris 4 places pour assister à la rencontre de NFL opposant les Raiders d'Oakland aux Ravens de Baltimore. Le stade de football se trouve juste à côté de l'Arena, là où les Warriors disputent leurs matches de basket et nous avons donc trouvé notre chemin sans difficulté.
Nous sommes arrivés sous le soleil et avons vite regretté de ne pas avoir de casquettes. C'était tout de même bien agréable, après une semaine de vacances par un temps très moyen, d'être au chaud sous le soleil. Les joies de la Californie, où un 3 janvier on peut assister à une rencontre sportive en plein air en tee-shirt :)
Le sport en lui-même est assez complexe mais à nous tous nous avions suffisamment de connaissances pour réussir à comprendre ce qui se passait. En ce qui me concerne j'ai acquis les miennes en jouant à Joe Madden Football sur MegaDrive. Qui a dit que les jeux vidéos ne servaient à rien ? :-p
Au niveau de l'intensité, ça se situe entre le baseball et le basket, avec tout de même un net avantage pour le sport à paniers. C'était une sortie très sympa mais je pense qu'en regardant ce sport à la télé on ne perd rien, voire c'est plus dynamique. Par chance nous avions notre boisson, notre mini hot-dog et un petit paquet de chips pour passer inaperçu au milieu de tous ces supporters américains munis d'assiettes de nachos au fromage, de rondelles d'oignon frites et de gobelets de coca grands comme des seaux à champagne.
Nous avons passé un bon après midi mais nous n'avons pas regretté de partir un peu avant la fin du match pour éviter la foule sur le quai du métro !
Lors du séjour de Eve et Nico, je les ai emmenés à l'Oracle Arena assister à un match des Golden State Warriors. Il s'agit de l'équipe de basket de la baie de San Francisco qui, malheureusement, est particulièrement peu performante (actuellement avant dernière de la conférence ouest). Ils ont d'ailleurs fait honneur à leur rang pendant tout le premier quart-temps. A leur décharge, l'adversaire du jour était les Celtics de Boston, vainqueurs des playoffs NBA en 2008 et quart de finalistes en 2009.
L'ambiance était au rendez-vous avec beaucoup de fans présents et une atmosphère bien plus intime et par conséquent plus chaleureuse que celle du baseball grâce à la configuration de l'Arena et aux sympathiques pom-pom girls.
Il ne faut pas oublier également les pauses publicitaires. Des lanceurs de ce qui ressemblait à des paires de chaussettes (un des lanceurs était équipé d'un fusil à air comprimé pour atteindre les rangs éloignés), la distribution d'une quinzaine de pizzas gratuites à quelques supporters chanceux et, mon préféré, les bouteilles de bière Corona gonflables disposées comme des quilles qu'un homme sur une espèce de luge avait pour mission de faire chuter.
Contre toute attente et après une remontée aussi délectable qu'improbable, les Warriors se sont imposés au terme d'un dernier quart-temps haletant. Nous avons été gâtés pour notre premier match de basket en direct, d'autant plus que le suspense est resté entier jusque dans les derniers instants de la rencontre. Une expérience à renouveler avant la fin de la saison puisqu'Emilie n'avait pas pu nous accompagner.
Il aura fallu un certain temps avant que nos amis français ne se décident enfin à venir nous voir. Mais la tendance est heureusement enclenchée et notre planning commence à être de plus en plus rempli de joyeuses visites (autres que les couchsurfeurs que nous continuons à recevoir de temps en temps).
Pendant la période des fêtes, nous avons donc reçu Eve et Nicolas (le frère spirituel de Jérémie), venus du froid sec du Québec pour découvrir le vent humide de San Francisco. Leur arrivée ne s'est pas faite sans peine. A cause du fameux attentat déjoué dans un avion la veille de leur arrivée, des mesures de sécurité drastiques avaient été mises en place pour les passagers à destination des Etats Unis, ce qui, dans leur cas, a causé un retard de 5h environ. A une heure du matin, nous sommes allés les accueillir la tête complètement ensommeillée et avons bien failli les louper. En cause, la configuration de l'aéroport de San Francisco qui, curieusement, n'a aucun hall d'arrivée. Nous avons dû visiter plus d'une trentaine d'aéroports ces trois dernières années et je crois que c'est la première fois que j'en vois un sans hall d'arrivée. Heureusement, un coup de téléphone à 10 euros depuis une borne de l'aéroport a permis de réunir les meilleurs potes de la vie et leurs heureuses conjointes.
Pendant une semaine vraiment excellente, nous avons arpenté la ville. Ensemble, nous avons gouté le clam chowder et les parties génitales au chocolat, nous avons testé la descente de la vertigineuse rue de Californie en cable-car, nous avons découvert avec étonnement la disparition des phoques et otaries dans le port (!!!!!), nous avons soutenu les Warriors et les Raiders, nous avons cotoyé les nudistes à bonnet de Baker Beach, nous avons retrouvé la saveur oubliée des grasses pâtes carbo, nous nous sommes affrontés dans des parties déchainées de Time's Up, Camelote et autre Pandemic et nous avons participé à une petite soirée un peu turque et beaucoup multi-culturelle.
En tant que Français, nous ne pouvions pas passer le réveillon de la nouvelle année sans nous offrir un bon repas. Celui-ci, délicieux, nous a été offert par nos invités.
En tant que visiteurs de San Francisco, nous ne pouvions pas non plus passer le réveillon de la nouvelle année sans descendre dans la rue et nous mêler à cette foule agitée d'Américains heureux d'en finir avec 2009. Au bout de la route : l'Embarcadero. A observer : un magnifique feu d'artifices lancé au dessus du majestueux Bay Bridge.
Il faut l'avouer, il y avait quelque chose de magique dans cette soirée... San Francisco lors du passage à la nouvelle année est, je trouve, encore plus belle que d'habitude.
Il fallait bien que nos amis partent un jour. Ou une nuit. Une belle nuit blanche, même, avant une très longue journée de voyage...
Après leur départ, nous avions un peu le coeur serré, comme quand on quitte quelqu'un qu'on ne reverra certainement pas tout de suite. Nous nous retrouvions à nouveau seuls tous les trois, San Francisco, Jérémie et moi.
Pour le réveillon de Noël (oui je sais ça commence à dater :-P) nous avons passé la soirée avec Gwendal (un collègue à moi), sa femme et un autre couple de Français. Pour se répartir un peu le boulot, nos hôtes Claire et Jean avaient préparé les entrées (une délicieuse terrine de saumon), Gwendal et Meryem le plat principal (une succulente lotte accompagnée de purée et de brocolis) et le dessert nous a été échu et nous avons préparé une fantastique tarte poire chocolat et un gâteau à l'ananas trop sec à mon goût.
Gwendal & Meryem
N'oublions pas l'apéritif avec du foie gras et un peu de fromage pour satisfaire nos instincts de Gaulois et voilà un excellent repas. Mais que serait Noël sans quelques cadeaux me direz-vous ? Eh bien pour éviter de le savoir nous avions pour mission de tous amener un cadeau que nous avons ensuite réparti au hasard : chacun d'entre nous à son tour devait choisir un cadeau au pied du sapin ou voler un cadeau dévoilé par l'un des autres. Au final, Gwendal est reparti avec un calendrier contenant les photos des 1000 lieux à voir dans sa vie, Meryem a eu un assortiment de cappuccinos, Jean un recueil d'expressions fleuries dans la langue de Shakespeare, Claire un nécessaire de voyage des plus complets, Emilie un coffret dégustation et pour ma part un chauffe pied massant (que je n'ai pas encore eu l'occasion de tester mais je vous ferai un compte rendu dès que j'aurai pu l'essayer).
Claire
Pour finir nous avons joué au Time's Up que nous avions amené ici et que Claire et Jean découvraient. Je ne dirai pas quelle équipe à gagné par respect pour nos hôtes et mon collègue mais je vous laisse deviner ;-) Je profite de ce billet pour adresser mes félicitations, ainsi que celles d'Emilie, à Claire et Jean qui sont parents depuis le début de la semaine d'une petite Lucille.
Comme un peu partout à travers le monde, la ville de San Francisco avait sorti le grand jeu pour les fêtes de fin d'année. Nous avons pu la découvrir parée de ses plus beaux atours : des gigantesques sapins, deux patinoires en plein air, des boules (de Noël) énormes et mes préférés, les palmiers de Noël. Eh oui, on fait avec ce qu'on a sous la main.
Par contre il y a très peu de décorations au-dessus des rues, les illuminations sont très localisées et se cantonnent aux lieux touristiques. J'ai globalement l'impression qu'en France on décore un peu mieux nos villes en périodes de fêtes mais je dois avouer que ma vision des choses est biaisée puisque j'ai tendance à associer décorations de Noël et fête des Lumières à Lyon.
D'ailleurs si il y a bien quelque chose qui me manque ici, ce sont les Indiens de la place Bellecour :-P
Comme nous accueillons Nico et Eve à partir de demain soir et ce pour une semaine, je me suis lancé dans une séance de ménage pour rendre à l'appartement une apparence décente. Quoi de plus agréable pour occuper le jour de Noël ?
Mais alors que je m'adonnais, plein d'entrain, à cette activité ô combien ludique, j'ai eu l'idée de balayer l'espace séparant le frigo et le mur. J'ai alors fait une découverte archéologique : une barre de céréales périmée depuis août 2007. J'ai beau avoir horreur de gâcher la nourriture je crois que je vais faire l'impasse sur cette barre énergétique ancestrale. Tout ça pour dire que même en faisant le ménage il peut se passer des trucs dingues... et que je suis prêt à raconter n'importe quoi pour atteindre mon quota mensuel d'articles sur le blog ;-p
Avec l'approche des fêtes, un peu de féérie est toujours la bienvenue. Pour cette raison nous sommes allés assister au ballet du "Nutcracker", ou "Casse-Noisettes" dans la langue de Molière. La représentation avait lieu à l'Opéra et était donnée par la troupe du Ballet de San Francisco. Cette fois nous avions pensé à prendre l'appareil photo, non pour immortaliser la performance des artistes puisque c'est formellement interdit (sous peine de passage au pilori, d'empalement et/ou d'expulsion de la représentation) mais pour partager avec vous le cadre cosy de la salle.
Alors le Casse-Noisettes, tout le monde en a déjà entendu parlé et pour cause, les deux tiers de l'œuvre ont été réutilisés dans des pubs ou des films (Fantasia, Maman j'ai raté l'avion) et sont archi connus. Le brave Tchaïkovski, qui doutait du succès de son ballet, dormirait dans un cercueil en or s'il avait encaissé les droits d'auteur. C'était donc très agréable et la mise en scène était assez drôle et on sentait le public retomber en enfance.
Allez, je vais vous mettre à contribution chers lecteurs : si vous avez d'autres titres de films dont la BO contient un morceau du Casse Noisettes, mettez les en commentaires et si vous m'en fournissez assez je mettrai à jour l'article Wikipedia correspondant. De cette façon la prochaine personne qui comme moi veut prouver à ses lecteurs que le Casse Noisettes est utilisé dans une pelletée de films ne se retrouvera pas avec juste deux titres de cités dans son article...
Ce matin, quand nous avons aperçu par la fenêtre une dizaine de pères et mères Noël sortir du bâtiment d'en face, nous ne nous sommes pas vraiment étonnés. Il faut dire que dans cet immeuble habitent plusieurs travestis hauts en couleur très divertissants... mais qui ne nous surprennent même plus.
Ce n'est que plus tard, dans l'après-midi, que nous avons compris que quelque chose se passait. Des centaines, des milliers, des milliards (bon, j'exagère peut-être un peu) de pères et mères Noël se baladaient dans notre quartier. Il y en avait des gros, des petits, des barbus, des poilus, certains en jupes et d'autres en baskets. On aurait pu croire qu'ils se connaissaient tous. Ils ne semblaient pas avoir de but particulier, si ce n'est chacun des bars de la rue, bondés de ces personnages blancs et rouges.
Il s'agissait en fait de la "SantaCon". La SantaCon est une "convention non lucrative, non politique, non religieuse de pères Noël, organisée et suivie sans aucune raison". Comme beaucoup d'initiatives un peu délirantes, cet événement a été créé à San Francisco, en 1994, avant de se répandre partout aux Etats-Unis et dans le monde.
Le but ? Il n'y en a pas vraiment, si ce n'est faire la tournée des bars et faire des rencontres. Par contre, il y a quelques consignes. Sur le blog du Santacon de la région de San Francisco, il est bien précisé qu'il ne "faut pas faire les cons", ni emmerder la police et les enfants.
N'hésitez pas à aller faire un petit tour sur l'article Wikipedia consacré à cette "Réunion de pères Noël", c'est assez rigolo.
Pour ceux qui hesitaient encore à venir nous voir à San Francisco, voilà une petite chanson pour vous convaincre (et en version karaoke s'il vous plaît !).
Ici aussi, c'est l'hiver. Nous avons beau être en Californie, on se les gèle un peu quand même. D'après tous les locaux avec qui nous avons discuté, les températures sont particulièrement basses pour San Francisco (autour de 3 degrés le matin). On nous a même dit qu'il s'agissait de l'hiver le plus froid depuis 10 ans. Et c'est pour notre pomme ! Cela dit, lorsque je vois les tempêtes de neige dans le Midwest et les températures largement négatives sur la côte Est, je suis content d'être à SF et pas ailleurs aux États-Unis.
Ce lundi, nous avons eu notre dernier cours de Japonais du trimestre. Nous passons au niveau Débutant 2 tous les deux et allons reprendre pour 3 mois de cours dès janvier. C'est assez intéressant d'apprendre une langue asiatique, il faut apprendre un nouvel alphabet composé non pas de lettres mais de syllabes. Curieusement, alors que mon écriture en français est proche de l'indéchiffrable (même pour moi, ce qui s'avère assez handicapant par moments), je me débrouille assez bien pour écrire les caractères Hiragana du japonais. Je précise qu'il s'agit de l'Hiragana car il existe un second alphabet appelé Katakana, auquel vient s'ajouter l'ensemble des caractères chinois appelés Kanji.
Émilie a passé le week-end dernier à faire de la traduction pour un site web. Elle devrait toucher un petit pécule pour cela, pas de quoi s'acheter un yacht mais suffisant pour m'offrir des cadeaux de Noël ;-) C'est surtout une expérience intéressante qui lui amènera, nous l'espérons, d'autres opportunités similaires. De mon côté, pour m'occuper par ce temps exécrable et tandis qu'Émilie travaille, je tente d'améliorer mes compétences guitaristiques, je regarde des flims (mais pas sur le cyclimse pour les personnes qui se posent le question) et une fois n'est pas coutûme, je m'occupe des tâches ménagères.
Thanksgiving est une fête très importante aux Etats-Unis. Il s'agit traditionnellement d'une fête familiale et puisqu'elle n'existe pas en France, nous n'avions pas réellement prévu de la célébrer. Nous avions juste l'intention de profiter des deux jours fériés offerts pour l'occasion.
Mais, quand mon partenaire linguistique (que je rencontre régulièrement pour pratiquer anglais et français) nous a proposé de passer la soirée avec lui, sa famille et ses amis, nous n'avons vraiment pas pu résister à cette adorable proposition.
Nous avons donc passé une vraie soirée de Thanksgiving à l'Américaine. Seule dérogation à la règle : pas de traditionnelle dinde cette année ! Mais à la place, tout un programme...
Nous avons commencé par une petite mise en bouche : fromage français (brie) et américain (mousse de cheddar orange) sur différentes variétés de crackers, pâté de foie gras de canard à l'américaine (=écrabouillé façon pâté pour chat), amandes salées enrobées de chocolat, noix de macadamia, oeufs mimosa. Puis, nous avons attaqué les choses sérieuses façon "buffet all-you-can eat", c'est à dire trente tonnes de nourriture sur la table.
Au menu : travers de porc caramélisés, énoooorme rôti de boeuf, soupe de potiron, riz sauvage et sauce aux champignons, courgettes jaunes, brocolis à la crême, salade pommes-noix-fêta, sauce de canneberge, purée de carottes, mélange de légumes et j'en oublie peut-être.
Le tout préparé par notre agréable hôtesse.
Pour arroser tout ça : du vin (côtes du rhône, vin chilien, vin californien apportés par nos soins) et différents jus et thés.
Arrivés à ce stade, nous étions complètement repus mais le repas n'était pas complètement terminé. Il restait encore les desserts : traditionnelles tarte à la citrouille (qui en réalité goûte plutôt la cannelle), tarte aux pommes et tarte aux noix de pécan (sans gluten !) mais aussi différentes glaces Häagen-Dazs® et sablés faits maison. Pfiou !
Mais, contrairement aux apparences, nous n'avons pas fait que manger.
Les discussions, d'abord, nous ont bien occupés. La réforme sur le système de santé a pris sa place au coeur de nos débats, mais aussi la politique, les voyages, les Etats-Unis et la France en général. L'un des invités, que nous avions déjà rencontrés, était particulièrement curieux sur tous les sujets dont nous pouvions parler. "Est-ce que les sans-papier en France ont accès à des soins médicaux gratuits ? Est-ce que la crise touche davantage la France que les Etats Unis ? Comment s'épelle votre nom de famille ? ... ".
En ce qui concerne l'animation, nous étions gâtés avec la petite de la famille, très énergique et très rigolote aussi. Mademoiselle a trois ans mais déjà elle apprend le violon, le français et l'allemand.
Enfin, une bonne partie de la soirée a été occupée par des jeux de société. Et ça tombe plutôt bien car Jérémie et moi sommes plutôt fans de ce genre d'occupation. A chaque nouvelle séance de jeux ici, nous en découvrons de nouveaux. Après Balderdash, Pandemic, Qwirckle, nous avons découvert ce soir-là Blokus et Rage. Mais nous n'étions pas venus les mains vides et notre Jungle Speed a bien amusé la galerie, même s'il n'a pas exactement fait l'unanimité.
Nous ne sommes pas non plus repartis les mains vides. A la fin de la soirée, il restait encore de quoi nourrir plusieurs "Christophe et Aurélie" affamés. Puisque la mode du "doggy bag" est particulièrement bien instaurée dans le pays, il était normal que nous repartions avec nos petits paquets. Ainsi, nous avons pu prolonger le repas de Thanksgiving le lendemain midi.
Un petit condensé de nouvelles pour vous qui poussez un soupir de déception jour après jour en venant ici sans y trouver de nouvel article.
Outre la visite des parents d'Emilie, il faut avouer que nous sommes un peu tombés dans la routine. Je vais au travail tous les jours et Emilie va à la bibliothèque tous les jours pour écrire des lettres de motivation et des CV. Chaque lundi soir, nous avons trois heures de cours de japonais (l'examen se profile à l'horizon).
Les parents d'Emilie sont donc restés une petite semaine chez nous. Je dois admettre que je ne les ai pas beaucoup vus puisque je n'étais pas en vacances et qu'ils ont passé une journée au Grand Canyon et deux soirées à Las Vegas. Vous vous dites peut-être que j'ai profité de ces deux soirées de solitude à San Francisco pour mettre le feu à la piste de danse et boire de l'alcool à pleins gallons, mais en réalité je suis resté bien sagement à la maison. Et pour cause, je me suis fait une entorse au genou il y a 3 semaines en jouant au foot. Je ne pouvais pas marcher le lendemain et j'ai dû utiliser des béquilles pendant deux jours.
Depuis, nous ne faisons donc plus de longues balades le weekend (il s'agissait de notre activité principale) afin de laisser mon genou se réparer. C'est un peu frustrant d'autant plus que le temps ici est magnifique et il fait moins froid qu'au mois de juillet. Voilà donc pourquoi nous n'avons rien de plus à vous raconter !
Pour faire une petite escapade hors de San Francisco sans avoir à louer un voiture, nous avons choisi d'aller faire un tour à Berkeley, une petite ville accessible par le BART (notre métro local) en un petite vingtaine de minutes.
Vous avez peut-être déjà entendu parler de Berkeley et pour cause, elle héberge l'une des universités les plus prestigieuses de la côte ouest. Nous avons donc évidemment visité le campus où les bâtiments à colonnes et les pelouses impeccablement taillées donnent immanquablement envie de reprendre des études. Nous sommes loin ici des amphis en béton brut et des peintures façon maternelle de l'INSA de Lyon mais il faut avouer que les frais de scolarité ne sont pas du même ordre. Je préfère aller en cours dans des bâtiments moches et ne pas commencer dans la vie avec 150000 dollars de dettes contractées juste pour avoir eu le droit de suivre des cours.
Outre l'université, la ville en elle-même est très agréable, à commencer par son climat qui est beaucoup plus clément que celui de San Francisco. Ici pas de brouillard quotidien et en moyenne 5°C de plus qu'à SF, ce qui est assez surprenant vue la faible distance à parcourir pour s'y rendre. Berkeley est une ville assez atypique en Californie. Gauchiste, décalée, révoltée, l'influence de l'université a fait de cette bourgade un repaire de penseurs allant un peu à contre courant du pouvoir en place.
Les gens y sont très fiers de leur équipe de football américain universitaire (les California Golden Bears), preuve en est un écran géant en plein air avec une cinquantaine d'étudiants les yeux rivés à l'écran et réagissant comme un seul homme aux exploits de leurs champions. On y respire par ailleurs une atmosphère assez similaire à celle de Haight Ashbury, le quartier hippie de San Francisco, avec pas mal de magasins de musique, des librairies à tous les coins de rues (ville universitaire et intellectuelle oblige) et des stands d'artisanat dans la rue le samedi après-midi.
San Francisco est connue pour être une ville libérale où la communauté gay est particulièrement présente et active.
D'ailleurs, vous avez peut-être eu l'occasion de voir le film "Harvey Milk" ("Milk" tout court pour les Américains). Il raconte justement l'histoire de cette communauté.
Le quartier de Castro est le quartier gay par excellence. C'est ici que se tenait le 4 octobre dernier, la "Castro Street Fair" annuelle. La première édition de celle-ci était en 1974. C'était une idée de ce fameux Harvey Milk.
Comme dans toutes les fêtes de rue de San Francisco, l'excuse était bonne pour se promener tout nu, boire et chanter. Mais là, le propos était plutôt de promouvoir le quartier et la communauté gays, au même titre que la Gay Pride. C'était quand même un peu moins flamboyant.
"Faggot" = "Gay" (en argot)
Puisque nous sommes le 31 octobre, j'en profite pour vous souhaiter un "Joyeux Halloween". Apparemment ici, on ne manque pas Halloween, c'est important !...
Depuis les années 1940, les San Franciscains avaient l'habitude de descendre les rues du quartier Castro le soir d'Halloween. Malheureusement, cela est aujourd'hui interdit à cause d'une fusillade survenue en 2006. 9 personnes s'étaient fait tirer dessus pendant cette soirée d'Halloween. Même si personne n'avait été gravement blessé, le maire, Gavin Newson, avait alors décidé qu'il était plus prudent d'interdire ce rassemblement à l'avenir, au grand dam des habitants, très attachés à cette fête historique.
Je ne sais pas comment on pourrait s'ennuyer à San Francisco ! Il ne se passe pas un seul weekend sans que soit organisés une "street fair", un festival, une parade ou n'importe quelle animation.
Aussi, en ce qui concerne les défilés, après le Carnaval et la Gay Pride, nous avons pu assister il y a quelques semaines à la "LovEvolution Parade". Même si je ne suis jamais allée à la Love Parade de Berlin, je pense que c'est similaire. Celle de San Francisco existe depuis 2003 et attire chaque année depuis cette date plusieurs milliers de visiteurs. Il s'agit d'un événement de musique électronique (une technoparade, quoi) totalement non-lucratif et non commercial. Tous les fonds pouvant être récoltés pendant cette manifestation servent à organiser la parade de l'année suivante et à financer quelques associations non lucratives.
C'était - comme toujours à San Francisco - hyper coloré et très bon enfant. J'ai adoré ! Une trentaine de chars bariolés et fortement sonorisés ont défilé dans le centre ville mais le plus remarquable était sans double l'ambiance générale qui régnait dans les rues. Visiblement, la règle était de porter les chaussettes, les lunettes et les coiffures les plus extravagantes possibles. Sans oublier les bracelets. Beaucoup de bracelets !
Nous avons pu croiser des Télétubbies, des Tigrous et beaucoup de gens vêtus de plumes, de fourrures, de collants ou encore de bonbons.
Je me suis régalée à prendre des photos. Très difficile d'en sortir trois ou quatre seulement pour illustrer cet article !
Bref, un excellent moment très "San Francisco" !
L.A. ou Los Angeles pour les néophytes est sans doute l'une des villes les plus mythiques de l'histoire de l'humanité, juste un peu moins mythique que l'Atlantide mais sans doute plus mythique que Magland. Seconde ville des États-Unis par la taille, la "Cité des Anges" représente un peu le rêve américain sous toutes ses formes.
Il faut avouer qu'en préparant ce petit weekend à L.A. (comme on dit dans le bouchonnois) je n'étais pas spécialement excité. J'avais eu de nombreux échos s'accordant à présenter cette ville comme une mégalopole tentaculaire où il faut une voiture pour survivre et où les gens sont superficiels et se baladent tous en roller à moitié nus sur la plage, rien que pour se la péter.
Et bien en fait j'ai été agréablement surpris par la ville. Certes, elle n'est pas aussi belle et agréable que San Francisco (en toute objectivité ;-) ) mais il y a quand même des coins très agréables. Ce n'était pas vraiment le cas du downtown (centre ville) où se trouvait notre hôtel et une forte concentration de sans abris, mais nous ne nous y sommes pas attardés.
Notre première étape était Hollywood. Le métro nous a déposé sur Hollywood Boulevard, le fameux Walk of Fame, l'Allée des Stars avec les étoiles au nom des personnalités d'hier et d'aujourd'hui qui jonchent les trottoirs sur des centaines de mètres. Nous y avons croisés en chair et en os : Dark Vador, Freddy, Hulk, Marylin Monroe, Chucky, Michael Jackson, la Princesse Leia, Jason, Batman, un Stormtrooper, Charlie Chaplin, Spiderman, Buzz l'Eclair ou encore Jack Sparrow. Moyennant un petit pourboire, vous pouviez vous faire photographier en compagnie de n'importe lequel de ces "sosies". Vous pouviez y croiser aussi une bonne dose de touristes français mais bizarrement, personne ne se faisait prendre en photo avec eux. On y trouve également le cinéma chinois devant lequel sont déposées les empreintes de mains et de pieds des célébrités et évidemment Hollywood Hill et son fameux Hollywood Sign.
C'était marrant de voir tout cela pour le côté mythique indéniable du lieu mais c'est quand même très superficiel. Et les vendeurs de tours organisés pour apercevoir un portail d'entrée ou un morceau de toit d'une résidence de star sont là pour vous harceler tous les vingt mètres et pour vous rappeler que vous êtes à Groupieland, au pays des fans.
Nous sommes alors allés passer le reste de la journée à Santa Monica. Le trajet en bus était un peu long (environ 1 heure) mais moins que ce à quoi nous nous étions attendus. L'aire urbaine de Los Angeles et ses 20 millions d'habitants est très étendue et ses transports en commun réputés pour être de piètre qualité. Quoi qu'il en soit, nous n'avons pas regretté notre excursion, d'autant plus qu'elle nous a permis de passer par Beverly Hills, encore un nom qui en a fait rêver plus d'un.
Entre sa charmante rue piétonne et les animations qui s'y déroulaient, la plage immense et superbe et le ponton sur lequel se dresse une fête foraine, nous avons été séduits par Santa Monica. En fin d'après-midi, nous y avons retrouvé des français (la sœur d'une copine de lycée qui est en VIE a L.A.) et avons bu un coup en terrasse ce qui, pour un début octobre, est fort agréable.
Le dimanche nous avons commencé par une visite du Pueblo, le centre historique de L.A. où se trouve la gare Union Station et un groupement de bâtiments dans le style colonial espagnol datant du 19ème siècle. Sans doute le quartier que j'ai préféré. De là, nous avons marché jusqu'à Chinatown, sympathique mais moins que celui de San Francisco (et ce en étant toujours aussi objectif) avant de partir pour Venice Beach. Cette fois, c'est deux heures de transports en commun qu'il nous a fallu pour y arriver mais là aussi la récompense était à l'arrivée. Une sorte de petite ville au bord d'une superbe plage avec un alignement de stands d'artisanat de toutes sortes, un skate/roller parc où un garçon de 7 ou 8 ans tenait la dragée haute à des skateurs deux ou trois fois plus âgés que lui et une ambiance un peu communautaire, hippie, voir bobo pour les cyniques.
En résumé ce que nous avons préféré à Los Angeles c'étaient les villes alentour et leur ambiance "petite bourgade au bord de l'océan Pacifique".
J'ai choisi ce titre comme un retour aux sources, comme pour renouer avec la tradition séculaire du jeu de mot pourri, mais aussi parce que ce fameux Verdi a composé l'opéra en 4 actes "Il trovatore" que nous avons eu la chance d'aller voir à l'Opéra de San Francisco.
L'opéra, je parle ici du bâtiment, était vraiment charmant. Pour avoir visité l'opéra de Lyon ultra moderne et donc ultra moche à mon gout, j'ai été très agréablement surpris par le cadre classique de celui de SF. Certes ce n'est pas la même débauche de dorures et de velours que dans un opéra Italien mais l'atmosphère était bien là.
L'opéra, je parle cette fois de l'œuvre , était lui aussi très agréable à suivre malgré le manque de moelleux de nos strapontins. Un des mouvements du second acte est très connu et à voir en direct, on se sent comme transporté par la musique. En tout cas, on oublie l'espace d'un instant l'inconfort des sièges :-)
L'histoire pourrait être résumée ainsi :
Le vieux comte était père de deux fils. Une vieille gitane est surprise une nuit au chevet de l'un des garçons, que nous appelleront Luc. Celui-ci qui tombe malade peu après cette visite. Croyant qu'un sort a été jeté à l'un de ses fils, le comte fait rechercher et brûler la gitane. La fille de cette dernière, folle de rage et de désespoir, enlève un des fils du comte et le jette dans les flammes.
Des années passent, et le fils survivant, que nous appelleront Luc également pour plus de confusion, est amoureux d'une jeune fille qui, elle, aime un trouvère.
(Parenthèse culturelle : "Il trovatore se traduit par Le trouvère. Le trouvère est l'équivalent en langue d'oïl du troubadour en langue d'oc").
Le trouvère, un bougre prénommé Luc et fort sympathique au demeurant, se trouve être le fils de la gitane dont la mère a été brûlée vive et qui avait jeté le fils du comte (Luc donc) au bûcher. Les deux hommes se retrouvent en se battent en duel pour l'amour de la jeune fille. On assiste donc à un combat de Lucs.
Peu après, la jeune fille croyant son Luc mort, décide d'entrer au couvent. Pendant ce temps, la mère du trouvère convainc son fils de venger sa mère (la mère de la gitane, soit la grand-mère du trouvère) mais un messager vient prévenir notre homme des intentions de la jeune fille. Il ne fait donc ni une ni deux et file sauver la donzelle. Il parvient à enlever la jeune fille avant qu'elle ne prononce ses voeux et l'emmène dans sa citadelle.
Luc, le fils du comte, a trop les boules de s'être fait piqué sa meuf. Pour la récupérer il décide donc d'assiéger la citadelle de son rival Luc. C'est la guerre des Lucs.
La gitane est alors enlevée alors que notre ami Luc le Trouvère s'apprêtait à épouser sa belle. Un messager lui annonce alors que sa mère a été enlevée par Luc, le fils du comte, et doit être brûlée vive le lendemain. Toujours aussi impulsif, le brave Luc fonce tête baissée sauver sa mère, abandonnant sa promise avant d'avoir dit "Oui je le veux". Sacré Luc ! Il aurait mieux fait de laisser la vieille où elle était et d'épouser sa douce puisque sa tentative de sauvetage échoue lamentablement et qu'il se retrouve lui aussi emprisonné et voué à l'exécution.
Son ex-future femme ayant de la suite dans les idées, propose au fils du compte de l'épouser s'il promet de laisser la vie sauve au fils trouvère de la gitane. Il accepte le marché, le sot, ne sachant pas que la jeune fille a prévu de se donner la mort plutôt que de l'épouser. Le plan de la jeune femme semblait génial, sauf qu'elle a la fâcheuse tendance à parler trop fort et lorsqu'elle explique son plan au Trouvère, le fils du comte entend tout. Ce dernier, fou de rage, transperce Luc de son épée alors que la jeune fille rend son dernier souffle après avoir ingurgité du poison.
La gitane ayant assisté à toute la scène annonce alors au fils du comte que des années plus tôt, dans son délire de colère et de tristesse suite à la mort de sa mère, elle avait jeté son propre enfant au feu au lieu d'y jeter le second fils du comte et elle l'avait alors élevé comme son propre fils. Luc était donc le frère de Luc et il venait de le tuer. Rideau !
Nous n'avons pas vu le temps passer durant les 2h40 qu'a duré la représentation. Malgré une fin qui donne l'impression que l'auteur voulait en finir en vitesse, ce fut une soirée très agréable et je pense que nous avons choisi une œuvre belle et intéressante pour notre première expérience à l'opéra.