100 francs 6 quoi ?

Les tribulations de Jérémie et Emilie à San Francisco

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24août 2010

Nouveau road-trip !

Ça y est, nous sommes prêts à repartir pour un nouveau road-trip. Enfin, il nous faut d'abord accueillir le troisième participant (M. Skrospite) samedi et l'équipe sera au complet pour décoller lundi matin pour une semaine de folie !

Voici l'équipe (sauf que depuis la photo, on a pris environ 8 ans...) :

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Et voici l'itinéraire prévu (cliquez pour agrandir) :

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A bientôt !

PS. Un petit coucou à nos amis qui devaient nous accompagner et n'ont pas pu venir. On aurait bien aimé qu'ils soient là, ce sera pour une prochaine fois !

22août 2010

Là-bas.

Nous sommes samedi matin. Le réveil sonne. Il est 8h. Hier soir, nous sommes sortis boire un verre avec Peter et la soirée s'est étendue sous nos conversations animées à propos de Brooklyn, des USA et de la France.
Le réveil est difficile. Pourtant, il faut qu'on parte. Le ferry ne nous attendra pas. Jérémie se lève, Peter n'est plus étendu sur le futon, il est déjà réveillé. C'est un matinal. Ou bien, c'est le décalage horaire par rapport à la Côte Est.
Il est pressé lui aussi. Aujourd'hui commence son périple à travers les Etats Unis. D'Ouest en Est en 4 roues, en passant par le parc de Yellowstone, un beau programme. Je ne sais pas bien combien de temps ce périple lui prendra, plusieurs jours sans doute. C'est un voyageur, comme nous, Peter. Un voyageur américain.
J'aurais bien aimé discuter davantage avec lui mais le temps passe et nous sommes tous pressés. Peu importe, nous nous reverrons bientôt, dans quelques mois. Peter nous fera visiter sa ville, Brooklyn. Alors le hug à l'américaine n'est pas un adieu. Juste un au revoir. Au revoir, Pete, à bientôt ! ...

Nous filons, dévalons les collines à bon rythme. Aujourd'hui, Jérémie et moi, nous avons bien l'intention de ne pas rater notre départ pour une nouvelle aventure. Nous arrivons au guichet, inquiets. C'est bon, notre bateau nous attend encore. Nous embarquons. Nous nous installons sur le pont, dehors, au vent. Nous sommes partis. Au revoir San Francisco.

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Nous sommes arrivés. Nous débarquons. Ici, plus de ville. Plus de bâtiments, plus de voitures, plus de cable cars, plus d'otaries, plus de marchés, plus de MacDo, plus de Starbucks. Ici, c'est la nature. Seuls les touristes ont suivi le mouvement. Ici, nous sommes sur l'île de l'Ange (Angel Island comme ils disent). C'est loin et près à la fois.
Une carte de l'ile contre un dollar et nous sommes partis. Jérémie est heureux. Il avait envie d'une rando depuis si longtemps ! Malheureusement, celle-ci est relativement courte, il aurait volontiers accepté de marcher davantage. Enfant des Alpes, il a reçu un bon entrainement à la marche et il aime le sport. C'est dommage de ne pas profiter davantage de ces qualités.
La vue du haut de la colline est jolie. C'est naturel. Des bois, des sentiers, des toiles d'araignée, des écureuils et un panorama sur cette magnifique baie. Nous découvrons la partie jusque là restée secrète de cette baie de San Francisco. L'arrière, en quelques sortes. Mystérieux, nouveau.

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L'ile est à nous. Le soleil nous accompagne. Nous sommes joyeux. Nous avons l'impression d'avoir repris les routes du monde. Pourtant, il est déjà presque l'heure de rentrer.
Il ne faut pas rater le dernier ferry.
Nous avons tout de même le temps de visiter l'ancien centre d'immigration, musée improbable au milieu de la verdure. Nous nous déplaçons de batiment en batiment, attentifs aux photos présentées de Chinois maltraités. Obama est désolé. Sur une pancarte, il présente ses excuses aux personnes qui ont souffert en ces lieux. De nombreux poèmes chinois sont écrits sur les murs. Quand j'appuie sur un petit bouton, les mots sont prononcés par une voix neutre, en anglais, en chinois. J'écoute, je répète. En anglais, en chinois. Encore une fois. Je m'entraine. Ces poètes ne se plaignent même pas. Ils racontent juste leurs déceptions et leurs peines dans des vers à la verticale. Un peu plus loin, je suis horrifiée par les photos de femmes chinoises aux pieds bandés.
Puis j'observe les cartes d'identité de ces personnes de toutes nationalités et d'un autre temps. Il y a quelques Français. Ils sont bien traités, ils sont Français. Ils ne sont pas asiatiques. C'est toute la différence.

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Le ferry est arrivé. Notre voyage est fini. C'était une pause calme dans une vie pleine de monde, de bruit, d'activité. Au revoir, Angel Island.

21août 2010

Nous sommes toujours là !

Chers amis, fidèles lecteurs,

C'est vrai, on a pris un petit peu de retard dans notre blog. Et on y écrit de moins en moins... A croire qu'il ne se passe plus rien.

Peut-être qu'effectivement nos petits voyages au lac Tahoe et au parc volcanique de Lassen avec nos amis Carine, Christophe et Jeanne ont constitué l'un des seuls événements remarquables de ces derniers temps, en dehors de notre douce routine californienne. Mais rassurez-vous, les activités reprennent !!

Toutes les bonnes choses ont une fin et notre séjour à San Francisco se rapproche tout doucement de sa conclusion finale. Mais nous ne sommes pas du genre à nous laisser déprimer, aussi nous avons prévu un petit voyage sympathique aux États-Unis et à Hawaï pour cette fin d'année... et nous sommes presque impatients de reprendre la route ! Nous vous reparlerons de tout ça dans un prochain article.

En attendant, nous essayons de profiter de tout ce qu'un été supplémentaire dans cette belle ville peut nous apporter, notamment de nouveaux festivals hauts en couleurs et toutes sortes d'expériences culinaires et culturelles. Nous avons également repris doucement le couchsurfing et hébergeons quelques voyageurs. Nous avons d'ailleurs reçu plusieurs demandes de participants au casting d'American Idol qui se tient à San Francisco ces jours-ci, c'est amusant !

Nous devions recevoir la visite de pas moins de 8 personnes, famille et amis. Malheureusement, seul un warrior a résisté aux multiples imprévus et désistements. Je peux dire que nous sommes d'autant plus heureux de le recevoir, ce bon vieux Polonais de M. Skourchi. On va bien s'occuper de lui ! Au programme : du désert très chaud, des motels miteux, des routes sans fin, des gros canyons, des mexicains distribuant des prospectus de prostituées devant des casinos géants... Du classique, quoi ! Départ pour l'Arizona et le Nevada prévu dans une dizaine de jours.

A bientôt pour ces nouvelles aventures !

19août 2010

Lassen Volcanic National Park & Shasta

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Nos amis français (Carine, Christophe et petite Jeanne) ont bien optimisé leur séjour dans la région. A grands coups de location de voiture, j'ai l'impression qu'ils ont exploré quasiment tous les environs : le fameux Parc Yosémite, la côte sauvage de Big Sur, le lac Tahoe, le Parc National Volcanique de Lassen et les environs de Shasta.
Nous avons eu le plaisir de les accompagner dans la visite de ces trois dernières destinations, toutes à distance raisonnable de San Francisco (c'est à dire environ 300 kms, tout de même....).

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Voici un petit plan pour que vous puissiez replacer tous les endroits dont on parle, par rapport à San Francisco.

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Notre week end à Tahoe est raconté dans un article précédent.
Pour notre deuxième weekend, le plan était de visiter et le parc volcanique de Lassen le premier jour et la région de Shasta le deuxième jour. Nous avons placé notre QG dans la ville de Redding. Nous n'avons pas beaucoup visité cette dernière qui, parait-il, possède un pont tout à fait remarquable appelé Sundial Bridge (ou "Pont cadran solaire"...). Il faut dire que sous le soleil plombant de cette région (jusqu'à 105°F, soit environ 40°C), nous étions particulièrement attirés par la belle piscine de notre motel ! Même la petite Jeanne, qui sait presque marcher et presque nager avait l'air de trouver le bassin tout à fait fantastique.

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Il flottait un vrai air de vacances Club Med et nous avons même poussé l'expérience jusqu'à nous goinfrer d'hamburgers, de meat loaves et de pancakes au Denny's du coin, deux soirs de suite. Je pense que Christophe se rappellera assez longtemps de l'énoooorme Sunday aux Oréos qu'il y a commandé.
Nous avons eu l'agréable surprise de constater que l'addition, contrairement au repas, était "allégée". Soit la serveuse éprouvait une certaine affection/pitié pour nous, soit elle détestait son patron. Quoi qu'il en soit quand elle a "oublié" de compter les desserts sur l'addition du premier soir, nous avons d'abord cru à une simple erreur (nous le lui avons fait remarquer mais elle n'a pas voulu refaire la note). Mais le lendemain, quand elle a choisi, en plus des réductions mystérieuses, d'oublier à nouveau notre dessert, nous ne pouvions plus avoir de doutes. "Vous avez bien besoin d'une petite réduction, vous qui venez de loin" nous a-t-elle répondu avec un petit clin d'œil. Il n'y a pas à dire, le service américain est plutôt exceptionnel !! :)

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Le parc volcanique de Lassen est pourvu de paysages dramatiques tout à fait fascinants de mon point de vue. Montagnes, fumerolles et lacs gelés (oui oui, gelés et même recouverts de neige, alors qu'il fait une chaleur incroyable pas très loin de là !)... il y en a pour tous les goûts. Petite randonnée tranquille au bord d'un lac, pique-nique et jeux de cartes ont composé l'essentiel de notre temps dans le parc.

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Le mont Shasta quant à lui est un endroit un peu mystique. Lieu sacré des hippies du quatre coins du monde, il y règne, on dit, une ambiance très particulière. En ce qui nous concerne, nous nous sommes contentés d'observer le mont à distance et nous sommes concentrés sur le lac Shasta et la visite de son barrage non loin de là. Encore une fois, le soleil n'avait pas oublié de taper ! Quel changement par rapport à San Francisco où il fait si frisquet l'été !

En tout cas, c'était un excellent moment avec nos amis !

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05août 2010

Au lac Tahoe

Ayant eu la visite de nos amis Carine et Christophe et de leur fille de 14 mois Jeanne, nous avons décidé de visiter tous ensemble une attraction californienne qui nous avait jusqu'ici échappé, le lac Tahoe. Je dis californienne mais en réalité le lac est partagé entre la Californie et le Nevada.

Pas grand chose à dire sur le trajet, nous sommes maintenant des habitués des highways américaines. Nous nous sommes juste arrêtés à côté d'un ghetto de riches pour changer de conducteur. Une sorte de lotissement entouré de murs, disposant d'une grille en fer forgé qui barre l'entrée aux visiteurs importuns. Nul doute que des caméras de sécurité et des gardes assurent la tranquillité des habitants de l'endroit. Ça faisait très américain mais pas vraiment l'aspect du pays que l'on préfère.

Nous sommes arrivés au lac juste à temps pour le pique nique. Avec ses 114 kilomètres de circonférence, nous avions de quoi faire pour trouver un endroit intéressant. Nous avons ensuite passé l'après-midi à parcourir le côté ouest du lac, admirant au passage les eaux vertes de Emerald Bay ou le point de vue de Sand Harbor.

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Mais nous ne pouvions pas venir jusqu'ici sans nous baigner. Nous avons eu du mal à trouver une plage publique et il nous a fallu nous perdre sur un chemin bordé de maisons plus belles les unes que les autres pour apprendre d'un des riverains que les plages alentours étaient privées ! Il nous a tout de même indiqué la plage publique de Meeks Bay où nous avons nagé dans une eau bien fraîche, d'autant plus avec les 30 degrés qu'il faisait hors de l'eau.

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Nous avons dormi à Carson City, capitale du Nevada. C'est très facile de savoir de quel côté du lac on se trouve, il suffit de regarder si l'on voit des casinos. Alors qu'ils sont interdits en Californie, ils prospèrent au Nevada, dont Las Vegas est le symbole. Afin de joindre l'aspect culturel au côté nature du weekend, nous avons décidé le dimanche matin d'aller visiter Virginia City. Cette ancienne ville de mineurs a conservé un aspect assez western et ses rues sont parcourues par des personnes en costume d'époque, allant jusqu'aux éperons sur les bottes des hommes. Certes c'est touristique mais sympathique.

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L'après-midi nous sommes retournés au Lac pour nous rafraîchir un peu et tester la plage du côté Nevada. Il faut savoir que le lac fait 500 mètres de profondeur et pour cette raison il n'est jamais recouvert de glace en hiver malgré son altitude de 1900 mètres. Quel est le rapport me direz-vous? Eh bien sa profondeur implique des différences de température importantes entre le fond et la surface, qui entraînent une circulation de l'eau, l'eau froide allant vers le fond et l'eau plus chaude remontant vers la surface empêchant ainsi la formation de glace.

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01août 2010

La San Francisco Pride

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San Francisco, c'est comme un Eldorado américain. Tous les gens qui se sentent exclus ou incompris ailleurs dans le pays (qui est globalement très pieux et très puritain) se dirigent tôt au tard vers cette ville d'accueil. C'est sans doute pour cette raison que San Francisco, la ville la plus libérale des USA, héberge la plus large communauté gay du pays. On dit même qu'à San Francisco, un homme sur 5 serait gay. Et pour cause, ici, il n'y a aucune honte à être gay (au moment même où j'écris ces lignes, un couple d'hommes est en train de s'embrasser goulûment devant ma fenêtre). Le puritanisme traditionnel a été laissé chez la grand-mère, je crois, et ici, on est fier, très fier de cette différence. Les multitudes de drapeaux arc-en-ciel dans les rues de San Francisco en témoignent. En outre, nous avons ici la librairie gay la plus fournie, le quartier gay le plus dynamique, les activistes gays les plus motivés et j'en passe. Le film Harvey Milk illustre bien cette bataille perpétuelle pour la défense des droits des homosexuels.

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Dans ce contexte, on comprend que la Gay Pride, ou plutôt la San Francisco Pride, comme ils disent ici, a sa petite importance. Celle-ci se tenait les 26 et 27 juin derniers et nous ne voulions pas la manquer, d'autant plus que la fête en question fêtait son 40ème anniversaire. L'année dernière, souvenez-vous, Jérémie y avait déjà assisté alors que j'étais encore en France.

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La SF Pride dure deux jours pendant lesquels des stands de rue vendent toutes sortes d'objets couleur arc-en-ciel à des clients bigarrés.
Mais le coeur de l'événement, c'est la Parade.

Honnêtement, aussi festive et imposante soit-elle (plus de 200 chars), je crois que je m'attendais à quelque chose de plus extravagant de la part de San Francisco. J'étais habituée à la Gay Pride de Lyon où il y a beaucoup plus de travestis à plumes que d'homosexuels discrets. Ici, peu de travestis et peu de chichis mais beaucoup de simplicité. On pouvait notamment voir défiler des familles (couples d'hommes ou de femmes avec des enfants), fiers d'annoncer le nombre d'années passées ensemble. C'était mignon.

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A vrai dire, la parade est très organisée et elle commence chaque année par les motardes ("Dykes on Bikes" ou "goudous en deux-roues" - cette traduction vous est offerte par Jérémie :)). C'est ensuite (je ne sais pas dans quel ordre exactement) que viennent les PFLAG (Parents, Families, and Friends of Lesbians and Gays, c'est à dire les familles et amis de gays/lesbiens), les églises (!), les politiciens, les associations, les administrations, les entreprises et (tout de même) le groupe des "plumes" et BDSM. Non, je ne vous fournirai aucune explication sur les BDSM. Désolée :)

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Tout cela donne un mélange assez surprenant, comme vous pouvez l'imaginer. Il y en a même qui se tapent l'incruste, comme les végétariens et autres groupes à revendication. Mais tout le monde reste très bon enfant.

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Pour finir, je ne peux pas achever cet article sans citer quelques présences intéressantes dans la parade : le charmant maire de San Francisco, Gavin Newson (ci-dessous), à qui j'ai presque serré la main, les Backstreet Boys (personnalités gays de l'année !!), les salariés gays de Google ou encore les membres gays de la SFPD.

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21juil. 2010

Petit séjour au Parc Yosémite

Il y a longtemps que nous voulions aller visiter ce petit bijou de parc national. Jérémie est en manque de ses Alpes natales. Quant à moi, j'ai bien besoin de faire du sport (no comment, thanks).
Malheureusement, en hiver, les routes y sont enneigées et les agences de location de voiture de San Francisco ne sont absolument pas arrangeantes en ce qui concerne les chaines sur les roues. Pas de pitié pour les touristes que nous sommes. Aussi nous avons dû attendre l'été pour pouvoir enfin yosémiter.

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C'est donc deux jours après un séjour épique de trois semaines en France et avec un joli décalage horaire bien comme il faut que nous sommes partis visiter une partie du parc Yosémite (prononcer yo SE mi ti).

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Nous avions notamment pour objectif de découvrir la Yosemite Valley, attraction principale du parc selon notre Rough Guide. Ça valait la peine, effectivement. Le guide n'avait pas menti sur la qualité des lieux. Les paysages sont magnifiques, bien que ravagés à certains endroits par des incendies dévastateurs.
Bref, tout aurait été parfait si nous n'avions pas eu à subir des embouteillages en plein cœur du parc ! En effet, il nous aura fallu attendre une heure et demie quasiment à l'arrêt avant de pouvoir enfin nous garer dans le parking du Visitor Center. Pfiou ! Pour un week-end détente au vert, on repassera !
Note pour plus tard : la Yosemite Valley un samedi après midi d'été, à éviter.

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Nous ne nous sommes pas découragés pour autant, évidemment, et avons profité pleinement du paysage, de la vue, des diverses cascades.

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En soirée, nous avons rejoint notre camping et nous nous sommes offerts le petit "diner" (dailleneur) qui nous tient à cœur à chaque fois que nous sortons de San Francisco. Un "diner" est un petit restaurant américain souvent un peu vieillot qui propose des choses bien cochonnes à manger : hamburgers, meat loaves et autres chili con carne. Jérémie a carrément tenté le combo, j'ai nommé le Chili Burger. C'est un hamburger garni de chili con carne. J'avoue que ça n'est vraiment pas très présentable. En gros, ça ressemble à ça :

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Après une bonne nuit bien fraiche, nous sommes partis de bonne heure pour entamer deux magnifiques randonnées bien loin de la vallée mais près de Glacier Point. Cette fois, nous étions quasiment seuls sur les sentiers, seuls avec les écureuils et les lézards qui font des pompes comme dans la petite vidéo ci-dessous (ne me demandez pas pourquoi ils font ça, je n'en sais rien).

Le parc regorge aussi d'ours, parait-il, mais nous n'en avons rencontré aucun. Les pauvres bêtes doivent être en deuil à l'heure qu'il est. En effet, depuis le début de l'année, pas moins de 10 ours ont été percutés sur la route du parc (et 26 en 2009 !)... Pourtant, ces petites bêtes, en plus d'être toutes mignonnes sont tout à fait malignes. Par exemple, si vous avez la mauvaise idée de laisser de la nourriture dans la voiture, elles sont capables de délicatement défoncer votre malheureuse portière pour se sustenter. Ainsi, cette année, 53 braquages à la griffe d'ours ont été recensés (dommages estimés : 22500 $).

En BD, ça donne ça : Copy_of_farley2.gif

Et en images, ça donne ça (depuis le site officiel) :
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Personnellement, nous n'avons pas eu besoin de ça pour broyer la voiture de location à peu près de la même manière. Il nous a suffi de prendre un virage à gauche sans regarder, pile poil au moment où une voiture nous dépassait (je sais, c'est bizarre comme configuration, mais c'est les USA...). Rassurez-vous, nous n'avons rien eu d'autre qu'une grosse frayeur... Tout va bien :)

07juil. 2010

Bay to Breakers

Ça veut dire quoi, ça, "Bay to Breakers" ? Attendez, je vais vous expliquer.

Bay, vous savez de quoi il s'agit. C'est comme en français : la baie de San Francisco. Ce n'est pas tout à fait une mer, ce n'est pas non plus vraiment l'océan. En tout cas, c'est de l'eau.
Breakers, c'est en quelque sorte l'endroit où les vagues se brisent. C'est une image poétique pour désigner l'océan.

En effet, San Francisco est ainsi faite, qu'elle est positionnée pile entre une baie et un océan.

Image s'il vous plait.

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Merci.

Bref, en constatant cette magnifique géographie, certaines personnes bien pensantes se sont dit un jour:

- Dis, John*, pourquoi on n'organiserait pas une course d'une étendue d'eau à l'autre ? On pourrait inventer quelque chose de délirant. Par exemple, on pourrait imaginer les coureurs déguisés ... ou attends, j'ai une meilleure idée, ils pourraient même courir tout nus !
- Ecoute Bryan*, c'est une très bonne idée !

Et paf, "Bay to Breakers" était né.
C'était quelques années après l'horrible tremblement de terre déprimant de 1906 qui avait plus ou moins détruit toute la ville. Je pense que les San Franciscains avaient largement envie de se changer les idées.
Presque 100 ans plus tard, la fête continue de plus belle ! En 1986, il s'agissait de la course rassemblant le plus de participants au monde (110 000 à l'époque). Aujourd'hui, celle-ci en compte en moyenne environ 75 000 !

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Si on fait le calcul, en considérant que 65% des gens sont costumés ou nus, on trouve qu'il y aurait 50000 personnes à photographier chaque année. Admettons que 30% d'entre eux ont un déguisement un peu nul, il en reste tout de même 40000. Je me sens d'humeur matheuse aujourd'hui. Sachant que cette course existe depuis 99 ans, ça fait environ 4 millions de personnes à photographier. Peut-être que certaines personnes ont remis plusieurs années de suite le même déguisement (surtout s'ils étaient nus), ça fait un peu moins. D'un autre côté, certaines personnes méritent plus d'une photo, si le costume est compliqué et différent devant et derrière.

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Tout ça pour dire que mes photos présentées ici ne sont pas très représentatives de l'événement, d'autant plus que j'avais un mal de chien à prendre les photos en étant moins même en train de courir marcher.

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N'hésitez pas, mes amis, à assouvir votre curiosité en tentant une recherche de "Bay to Breakers" sur Google images ou sur Flickr. Vous serez servis en terme de fesses, de Superman, de Bob l'Eponge et autres Charlie (de "Où est Charlie ?", qui entre parenthèses ne s'appelle pas du tout Charlie ici, mais Wally, ce qui nous donne, si vous suivez bien "Where's Wally?").

go8f7288a-450x337.jpg (Cette image n'est pas de moi, je l'ai trouvée ici).

Voilà, mis à part le fait que la course fait 12 kilomètres, que les gagnants de cette année sont Sammy Kitwara (Kenya) et Lineth Chepkurui (Kenya) et que nous avons bien ri, je crois que j'ai tout dit.

'* Pour certaines raisons d'ignorance, les noms des inventeurs ont été modifiés.

23juin 2010

Wwoof wwoof

Le concept n'est pas nouveau. Il fêterait même son 40ème anniversaire. Mais il s'est largement répandu ces dernières années, notamment parmi les néo-bobos et les baroudeurs en tous genres.

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La première fois que j'ai entendu parler de "wwoofing", c'était en Mongolie. Nous avions alors rencontré dans une auberge d'Oulan Bator une française très motivée qui partait tenter l'expérience dans je ne sais quel pays.

Elle m'avait expliqué que le wwoofing consistait en un échange de bons procédés au cœur d'une ferme bio : tu me donnes de quoi manger et dormir et un peu d'informations sur la culture biologique, je t'aide dans tes travaux de la ferme.
A l'époque, même si elle avait précisé, à grands renforts d'arguments que c'était "vraiment génial !", ça ne m'avait pas vraiment parlé. Moi ce que j'aime, c'est plutôt la ferveur des métropoles... Bangkok, Hong Kong, Montréal, San Francisco... pas vraiment les petits villages du fin fond de nulle part... (Pour ça, j'ai mon repaire à moi au cœur de la Marne... ;-))

Mais je suis ouverte à tout, aussi quand j'ai entendu parler à nouveau du wwoofing par des couchsurfeurs (en Nouvelle-Zélande et en Australie notamment, la pratique est très répandue) et par des amis, j'ai réfléchi à la question.
J'ai du temps. Je suis curieuse. Je suis intéressée par les produits bio. J'aimerais découvrir un autre aspect des États Unis. Des vacances au vert ne me feraient sans doute pas de mal ... Go !

J'ai alors payé ma cotisation et parcouru toutes les pages du catalogue wwoofing des États Unis à la recherche de mon aventure inoubliable.
Cette ferme propose de travailler cinq heures par jour et de dormir dans une tente ? On passe. Celle-ci propose des cours de yoga également, bingo. Celle-là est trop loin, celle-ci s'occupe exclusivement d'abeilles...
Beaucoup de fermes cherchaient des mains pour un mois au minimum alors que moi, je voulais commencer petit : deux semaines suffisaient.

Finalement, j'ai pu sélectionner une vingtaine de lieux que j'ai contactés.
Après quelques échanges et beaucoup de refus, la "ferme" qui semblait correspondre plus ou moins à mes attentes et qui voulait bien de moi était le ranch de Tom et Pam, près de Ukiah, à 3h de San Francisco. Rendez-vous a été pris pour fin mai.

Deux semaines d'isolement verdoyant en perspective.

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C'est vrai, je savais que c'était isolé... mais je ne pensais pas que c'était à ce point. En effet, il ne faut pas moins d'une bonne demi-heure de voiture sur un petit chemin depuis le village le plus proche pour arriver à la propriété, magnifique au demeurant.
Pas vraiment un ranch tel que je l'entends mais la luxueuse propriété baignée de soleil d'un septuagénaire un peu bourru.

Tom est peut-être sympathique. Certainement, même. En tout cas, je crois comprendre qu'il est très cultivé. Ce n'est pas un fermier de profession mais en réalité un ingénieur chimiste de Berkeley.
Malheureusement, ça n'accroche pas vraiment entre nous. Il doit certainement avoir des choses à raconter mais je ne semble pas l'inspirer, pas plus que mes propres histoires ne semblent l'intéresser. Dommage, nous avons pourtant beaucoup d'expériences semblables, telles que la traversée de la Russie en transsibérien. Tant pis.

J'aurais pu m'entendre davantage avec sa femme, Pam. Le livre dont elle est l'auteur trainait sur la table et je pouvais voire son large portrait au sourire tout américain à l'arrière de l'ouvrage. Malheureusement, Pam était absente et elle le serait pendant toute la durée de mon séjour.

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J'avais à ma disposition un étage complet de la maison de Pam et Tom. Malgré le bric-brac qui s'y trouvait (livres, caisses de jardinage, meubles entassés, table de ping-pong, piano, piles de livres...), l'endroit était assez cosy, ben que pas du tout intime.

Mon travail consistait à travailler dans le jardin environ 4h par jour, à ma convenance. Je devais me préparer mes repas du matin et du midi en fouillant dans les frigos de la maison. Le diner en revanche était préparé par Tom.

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L'expérience s'est très vite avérée décevante.
Le wwoofing peut être une activité très enrichissante quand elle est partagée avec d'autres wwoofeurs et quand elle permet d'apprendre quelques concepts sur la culture biologique.
C'est par exemple ce qu'ont vécu mes amis Kebby et Yogan en Europe.
Malheureusement, dans mon cas, je ne recevais aucune instruction, ma ferme bio n'étant ni une ferme ni bio et mon hôte n'étant pas spécialement bavard. Pas d'autres wwoofers pour partager mes impressions et rendre le travail dans le jardin (= arrachage de mauvaises herbes essentiellement) moins monotone.

L'après-midi était libre mais je suis très vite arrivée à épuisement de mes idées d'activité. Pas de réception téléphonique, une connexion internet (pourtant nécessaire à mon travail à mi-temps) peu fiable, pas de voiture à disposition... Trois jours ont suffi pour que je commence à trouver le temps long, puis à remettre mon séjour en question, puis à attendre mon retour avant impatience.
Après une semaine et quelques événements fâcheux, j'ai finalement décidé d'appeler mon petit Jérémie à la rescousse pour me délivrer de cette expérience. Le pauvre a dû annuler ses plans, louer une voiture d'urgence et rouler toute la journée pour venir me chercher.... (Merci, Jé ! )

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Parmi les "incidents fâcheux", on retiendra l'épisode du "poison oak".
C'est quoi, ça ? Le Poison Oak, variante de "l'herbe à la puce" du Québec (Poison Ivy), est une plante tout à fait ordinaire, si ce n'est qu'elle a une facheuse tendance à créer d'horribles réactions allergiques sur toute personne qui a le malheur de toucher ou sa tige ou l'une de ses feuilles.

Le poison oak, dont les feuilles ressemblent à des feuilles de chêne à s'y méprendre (d'où son nom), est justement localisé sur la côte ouest du Nord de la Californie, c'est à dire précisément là où j'étais. Tom m'avait prévenue que certaines plantes étaient mauvaises et me les avait vaguement désignées du doigt. Malheureusement, quand après plus d'une heure de débroussaillage par mes soins, mon fermier est venu m'indiquer que j'avais eu le malheur de remplir sa remorque de Poison Oak, il avait l'air plutôt en colère. Et embarrassé aussi.
Ce jour-là, le travail s'est arrêté tout net et j'ai dû aller me nettoyer des pieds à la tête en priant pour que ma peau ne réagisse pas (heureusement, je portais des gants).
En effet, je vous ferai grâce des photos de réactions cutanées liées au Poison Oak, mais si vous êtes curieux vous pouvez tout simplement taper "Poison Oak" dans les images Google... Et bon appétit, bien sûr !

Bref, après toutes ces aventures, j'ai finalement choisi d'écourter mon séjour d'une semaine, c'est à dire de l'amputer de moitié.
Je vous rassure tout de même, ça n'était pas qu'une mauvaise expérience et je terminerai donc le récit de cette petite aventure par les points positifs de l'affaire :

  • Le "ranch" en question est splendide. Magnifique vue sur les forêts alentour, une jolie maison en bois chauffée aux panneaux solaires, des fleurs, des fleurs, et un étang. Contrairement à San Francisco, il fait toujours beau, ou presque.
  • Tom est un excellent cuisinier, ce qui est assez rare parmi les Américains. Chaque soir, je me suis régalée de ses petits plats sains, délicieux et variés.
  • Je n'étais pas complètement seule pour travailler puisque chaque jour venait avec moi au jardin la joyeuse Nicky, un golden retriever extrêmement amical. Moi qui n'aimais pas les chiens (à part Boogie, le chien de mon beau-frère et de ma belle-sœur, un autre Golden Retriever), je me suis vraiment attachée à cette adorable petite Nicky...

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  • A côté du ranch de Pam et Tom, se trouvait la communauté Emerald Earth dont j'ai pu faire la connaissance de quelques membres. Je suis ravie d'avoir découvert ce petit joyau de la vie alternative. Dans ce petit coin de nature vivent en communauté une vingtaine d'adultes et d'enfants de tous âges, chacun travaillant à sa mesure. Leur façon de vivre est basique et écolo, basée sur le partage et la nature. Ils sont très occupés par des tas de projets. Ils organisent par exemple des ateliers sur la construction d'habitats écolos. Ils sont un peu hippies, beaucoup d'entre eux sont également issus de l'université de Berkeley. N'hésitez pas à visiter leur site web, c'est intéressant.

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  • Enfin, Tom m'a proposé un après-midi de descendre à Boonville, la petite ville la plus proche, et j'en ai été ravie. C'est une ville tout à fait intéressante, un petit San Francisco en miniature. C'est un endroit "à part" où les gens "à part" se rassemblent. Beaucoup d'écolos et d'artistes. C'est une ville socialiste et hippie. Ces rigolos ont même créé leur propre language qui s'appelle le Boontling. Crazeek !

En définitive, ce n'était pas si mal. Sans rancune, Tom ! ;-)

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23juin 2010

Redwood National Park

Pendant le mois de mai, Emilie avait décidé de tenter une toute nouvelle expérience, le wwoofing (voir prochain article). Destination pour ce faire : le nord de la Californie. Moyen de transport choisi : la bonne vieille voiture de location. Quelle bonne occasion, donc, de passer un petit week-end dans cette région afin de l'explorer un peu mieux. A la frontière Californie/Orégon, se trouve notamment le parc national Redwood que nous ne pouvions pas manquer.

Le départ était prévu le vendredi soir et nous devions passer la soirée chez une couchsurfeuse à Santa Rosa. Un programme plutôt alléchant avec un potluck prévu le soir même et de multiples rencontres en perspective. Mais c'était sans compter sur le manque de compassion du loueur de voitures. En effet, nous avions réservé notre petite économique pour 18h et avons eu le malheur d'arriver à 18h05. L'agent a refusé de nous délivrer la voiture, prétextant qu'il était syndiqué et qu'après 18h00 il ne fallait plus compter sur lui ! Nous étions vraiment dépités et sommes donc repartis blasés, sacs sur le dos et carte à la main, sans la voiture. Résultat : pas de couchsurfing à Santa Rosa mais une sympathique soirée et un petit resto thaï à San Francisco avec nos amis français.

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Le lendemain matin, nous étions devant l'agence de location 15 minutes avant l'ouverture. Cette fois, pas de mauvaise surprise, nous avons pu partir mais avons dû rouler directement jusqu'au parc, sans escale. Après 6 heures de trajet, nous sommes arrivés à l'"Avenue des Géants", une route panoramique louvoyant parmi les séquoias. Ce n'était qu'un avant-goût du parc de Redwood où nous avons fait un bonne petite balade. Ce parc étant situé sur la côte, les séquoias présents dans ce parc sont plus petits que les séquoias de montagne que l'on peut trouver dans les sierras (pas plus de 100 mètres de haut...) mais tout aussi anciens (certains ont plus de 2000 ans !). En outre, dans ce parc naturel sont recensées plus de 40 espèces de mammifères, parmi lesquelles l'ours noir, le puma, le lynx, le castor, la loutre de rivière, le daim, le coyote, le cerf et le wapiti. Mais évidemment, nous n'avons rien vu de tout ça ! :)

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Le soir venu, nous sommes allés à Arcata, une ville regroupant de nombreux artistes et fumeurs de cannabis. Nous avons été hébergés par des étudiants. D'eux d'entre eux étudiaient le spectacle vivant (le cirque) et une autre la sociologie/économie. Drôles de colocataires ! L'appartement en question, très accueillant, était en mode "portes ouvertes" et nous avons été plutôt surpris, alors que nous étions "confortablement" installés au milieu du salon pour dormir, de voir aller et venir au milieu de la nuit différentes personnes inconnues, parfois avec un vélo à la main...

04mai 2010

Le marché vraiment vraiment gratuit

Le mois dernier nous avons assisté à un événement très San Franciscain : le Really Really Free Market. Il s'agit d'une brocante en plein air - plus précisément dans le parc Mission Dolores - où tout est gratuit. Vous avez de vieux vêtements dont vous voulez vous débarrasser ? Un cadeau moche de votre grande tante qui traîne au fond du placard et dont vous ne savez que faire ? Envie de préparer ce gâteau que vous réussissez si bien mais que vous ne voulez pas manger seul ? Amenez tout ça au Really Really Free Market, il y aura sûrement quelqu'un qui sera intéressé.

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Lors de notre passage là-bas il y avait, outre le bric-à-brac que l'on peut imaginer, un joueur de guitare qui faisait profiter tout le monde de ses talents, un donneur de free hugs (accolades/câlins gratuits dont j'ai profité allégrement), des massages gratuits, et des leçons de Turc gratuites le tout dans une ambiance bon enfant.

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Pour notre part nous nous somme débarrassés de vieux magazines, d'ustensiles de cuisine que nous avions en double, de quelques livres, d'une guirlande de Noël et d'une assiette décorative moche pour laquelle j'ai eu en échange un "medicinal brownie" (comprendre un brownie au cannabis). Bref l'esprit purement San Francisco :)

A lire, l'article wikipedia à ce sujet.

22avr. 2010

Voyage à la frontière mexicaine.

Ces 10 derniers mois, nous avons pas mal exploré les environs de San Francisco. Nous avons longé la côte Pacifique au Sud (Big Sur, Monterey, Santa Cruz, San Luis Obispo...), au Nord (Point Arena, Point Reyes, Mendicino...), nous avons marché dans les Muir Woods, découvert les vins des vallées de Sonoma et Napa. Sausalito et les Marin Headlands, ainsi que Berkeley et Los Angeles n'ont plus non plus de secrets pour nous.

C'est vrai, il nous reste encore le magnifique parc du Yosémite, le Sequoia National Park et la Death Valley. Mais alors que les deux premiers sont encore inaccessibles en cette saison (point de salut pour les voitures de location sans chaine sur les routes potentiellement enneigées), nous nous réservons la visite de la vallée de la mort pour plus tard, quand nos amis français seront dans le coin.

Du coup, pour nos visites exploratoires, nous sommes obligés de viser plus loin. Et ce week-end, notre choix s'est porté sur San Diego, à la frontière du Mexique.

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Vous ne savez peut-être pas grand chose de San Diego. C'était aussi notre cas, avant ce week-end. A vrai dire, je m'attendais à une ville beaucoup plus mexicaine, beaucoup moins californienne. Mais c'était une bonne surprise.

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C'était notre tour de couchsurfer (après avoir hébergé plus de 50 personnes dans notre appartement) et nous étions hébergés par une étudiante américaine particulièrement gentille et généreuse. Non seulement Paula est venue nous chercher à l'aéroport (et a poireauté pendant les 40 minutes de notre retard) et nous a préparé un excellent petit déjeuner (avec gaufres et fruits) mais elle s'est aussi levée avant 6h du matin lundi matin, séchant ses cours à l'occasion, pour nous amener à l'aéroport !! ... Les couchsurfers sont vraiment des gens extraordinaires !

En deux jours, nous avons pu visiter la ville de façon plutôt exhaustive. Nous avons commencé par la vieille ville aux parfums mexicains. Il ne s'agit pas d'un quartier ancien, tel que le Vieux Lyon, mais plutôt d'un parc historique où le village d'origine a été reconstitué. Des commerces d'artisanat y sont implantés qui font de cette vieille ville un coin très animé et particulièrement charmant. Nous y avons fait quelques emplettes, nous avons notamment acheté de la confiture de cactus et des poupées-qui-enlèvent-les-soucis et avons goûté le "cream soda" (soda au goût de yaourt). Au passage, ce n'était pas très bon ...

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Nous avons ensuite exploré le centre-ville de San Diego. Pour info, cette ville, avec ses quelque 1 300 000 habitants, est beaucoup plus grosse que San Francisco.
Contrairement à cette dernière, San Diego se paye le luxe d'une avenue complète de terrasses de restaurants/cafés, la 5ème avenue (comme à New York). Si quelque chose manque dans notre ville bien-aimée, c'est bien ça. Au cœur de ce quartier appelé Gaslamp ("lampe à gaz"), nous nous sommes régalés d'un énorme repas mexicain (composé notamment de tacos au poisson que nous goûtions pour la première fois) et avons également découvert le centre commercial en plein air, bigarré et biscornu. Le centre de convention (qui abritait ce week end une convention pour les professionnels de la santé, spécialistes de l'oreille, "audiologists", comme ils disent ici), ne passait pas inaperçu et nous ne l'avons donc pas loupé. Et en longeant la côte, nous sommes passés devant les porte-avions en démonstration et au coeur du SeaPort Village, petit quartier touristique au bord de l'eau.

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San Diego est connu pour son zoo réputé mais nous n'avons pas poussé la visite jusque là. En revanche, nous avons parcouru le parc de Balboa avec ses dizaines de musées, ses écureuils, ses serres, ses fontaines et ses mariés.

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C'est dans ce parc que nous avons fait la rencontre d'un homme exceptionnel.
Si vous n'aviez par malchance pas de bras, que feriez-vous ? Peut-être essayeriez-vous de peindre avec la bouche comme cet homme du Fisherman's wharf de San Francisco. En tout cas, je ne pense pas que vous tenteriez la guitare. Personne ne penserait que jouer de la guitare sans bras est en fait possible. Lui, si. Non seulement il joue de la guitare avec les pieds mais il joue parfaitement bien (certainement beaucoup mieux que beaucoup de guitaristes classiques) et il chante tout aussi magnifiquement. Je vous laisse juger par vous-même sur la vidéo ci-dessous. Pour info, il s'appelle Mark Goffeney.


Samedi soir, lorsque nous avons retrouvé notre couchsurfeuse après une journée bien remplie, nous étions assez perplexes quant à notre programme du lendemain. Nous pensions avoir tout vu de la ville. C'était sans compter sur notre guide personnel, Paula. Celle-ci nous a gentiment conduit pour découvrir les quartiers un peu moins accessibles de la ville mais tout aussi magnifiques. Nous avons parcouru le quartier de la Jolla (prononcez "La Hoya") en long, en large et en travers. Bonjour les otaries et les phoques, bonjour les falaises et bonjour Californie ! Sur Pacific Beach et Mission Beach, nous avons compris d'où nous venaient ces images de californiennes blondes en bikini et en rollers.... Ici comme à Venice Beach à Los Angeles, le soleil tape fort, la plage est belle et large et l'eau assez chaude pour se baigner. Globalement, tout le monde est très court vêtu.

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Après une looooooongue marche le long des diverses plages, Paula nous a présenté une autre couchsurfeuse, Salma, chez qui nous avons passé une soirée tranquille. Il ne pleut jamais à San Diego, pourtant c'était le cas dimanche soir. Nous nous sommes donc réconfortés tous les 4 autour d'un thé turc préparé par la maitresse de maison originaire de là-bas. C'est avec de bonnes crêpes préparées par le chef Jérémie que nous avons terminé la journée et clos ce chouette chapitre "San Diego".

10avr. 2010

De San Francisco à Mendocino

Avec le retour des beaux jours en mars, nous avions décidé de passer notre premier weekend hors de San Francisco. Notre destination : non définie. Nous avions simplement choisi la direction générale de l'escapade, à savoir vers le nord, le long de la Highway One. Ultra motivés que nous étions, nous nous sommes levés à 7h le samedi matin pour aller récupérer la voiture de location et après une nouvelle traversée du pont de la Golden Gate (dont je ne me lasserai décidément pas) nous voilà dans les Marin Headlands, une zone sauvage juste de l'autre coté de la baie.

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Première pause à Muir Beach, sous un ciel magnifique. Du sable noir, une présence humaine limitée et de belles vagues nous ont bien mis dans l'ambiance. Nous sommes repartis tranquillement sur la route qui longe la côte, nous arrêtant régulièrement pour profiter du paysage et prendre quelques photos avant d'arriver au parc de Point Reyes, la principale attraction du trajet. Il s'agit d'une réserve naturelle propice entre autres à l'observation des oiseaux.

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Nous y avons laissé la voiture pour prendre la navette qui nous a amenés au phare d'où nous avons eu la chance d'apercevoir des baleines ! La chance a voulu que nous soyons en pleine période de migration et que la péninsule se situe en plein milieu du parcours des cétacés qui sont obligés de la contourner pour aller du Mexique où elles ont passé l'hiver, vers l'Alaska où elles vont se rafraîchir durant l'été.

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Nous avons aussi vu un bon nombre de chevreuils a peu près aussi farouches devant nous qu'une groupie devant son idole; et une colonie d'éléphants de mer prenant le soleil et crevant la dalle en attendant le retour des femelles parties se faire une orgie de nourriture après la mise au monde de leur petits. En tout cas c'est ce que nous a expliqué le volontaire du parc.

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Nous avons pris un petit repas face au Pacifique avant de repartir pour le reste de l'après-midi. Nous avons fait un arrêt éclair à la jolie plage de Bodega Bay. Éclair car malgré le cadre charmant avec une petite rivière se jetant dans la mer, il y faisait un vent à décorner les bœufs et à geler les miches. Ça meulait, comme en dit en Haute-Savoie. Nous avons fini la journée par la visite de Fort Ross, un bastion protégeant les intérêts russes de la région, tout en bois.
Nous avons dormi dans un motel à Point Arena. Le gérant nous a laissé la suite familiale au prix d'une chambre double. Nous avions donc deux chambres avec en tout 3 lits doubles pour nous deux. Le problème majeur de cette suite était la défaillance du chauffage. Heureusement que nous avions amené nos sacs de couchage parce que la nuit était bien fraîche et la fenêtre de la salle de bains pas vraiment hermétique.

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Le lendemain matin nous avons commencé par une visite au phare de Point Arena. Il n'a pas grand chose de particulier, ce phare, mais le cadre est vraiment beau et sauvage. Apparemment c'était la fête de la jonquille ce jour là et toute une armée de cerfs-volants aux formes animales et aux couleurs vives étaient élancés dans le ciel. Nous ne sommes pas restés pour la fête mais avons repris la route jusqu'au parc de Van Damme. Pas de high kick ni de nains qui savent bien peindre ici mais des fougères géantes, des redwoods et une promenade le long d'une petite rivière qui nous a bien ouvert l'appétit. Nous sommes allés ensuite remédier à ce problème à Mendocino, une petite ville bourgeoise avec un côté artiste sympathique et une atmosphère détendue très Californie traditionnelle.

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Il était alors l'heure pour nous de revenir vers San Francisco. Rien de notable si ce n'est le stress d'Emilie après avoir été suivie pendant 20 minutes par une voiture de police, jusqu'à ce qu'elle se décide à se ranger sur le côté pour se laisser doubler, une brève halte à Santa Rosa et une pause pour admirer le coucher de soleil sur San Francisco et le Golden Gate.

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05avr. 2010

La danse du canapé continue...

Comme nous vous l'avions expliqué dans un article précédent, nous recevons régulièrement dans notre petit appartement des "couchsurfers", ces voyageurs qui nous "empruntent" notre canapé.

Le couchsurfing est une expérience enrichissante et très variée, basée sur le partage. Le principe d'héberger pour quelques jours un voyageur, par exemple un ami ou un ami d'ami, ne date pas d'hier mais il s'est développé ces dernières années. Il a notamment pris une forme plus concrète et plus formelle lors du lancement de plusieurs sites internet dédiés, notamment HospitalityClub, GlobalFreeLoaders ou, le plus populaire et celui que nous utilisons, couchsurfing.com.

logo_cs.jpgS'agissant d'une association à but non-lucratif, "couchsurfing.com" ne fixe quasiment aucune règle concernant la pratique, si ce n'est faire preuve d'un grand respect et d'une ouverture d'esprit.

Chaque personne souhaitant rejoindre la communauté de Couchsurfing possède un profil sur le site dédié. Le profil contient de nombreux détails sur la personnalité du couchsurfeur, ses idéaux, ses rêves, ses projets, ses valeurs. Une large part du profil est également occupée par les références des précédentes expériences de couchsurfing, très importantes.
Un membre de couchsurfing peut vouloir recevoir des gens, participer à des événements internationaux dans sa ville (sorties au resto ou dans un bar, projection de films, soirées jeux...), ou encore se faire héberger. Rien n'est obligatoire.
Il n'est pas obligatoire, par exemple, d'héberger quelqu'un pour pouvoir se faire soi-même héberger (même si l'expérience est plus complète et la communauté est plus équilibrée quand chaque personne pratique les deux). Il s'agit simplement, pour chacun, de faire son petit marché parmi les personnes du réseau. Est-ce que je souhaite plutôt être hébergé par une personne retraitée ou un étudiant ? Est-ce gênant pour moi si cette personne possède beaucoup d'animaux ? ... Ou inversement, "est-ce que j'accepte la demande d'hébergement de ce groupe de 6 hippies ? Est-ce que j'accepte la demande de ce couple d'octogénaires ? ". Il ne s'agit que d'une question de feeling.

Il n'y a pas d'argent en jeu. Les personnes reçues peuvent, si elles le souhaitent, faire un petit cadeau à celui ou celle qui les reçoit, mais rien n'est obligatoire. Un verre offert dans un bar ou un petit repas dans un restaurant local est souvent une bonne façon de rendre la pareille. Parfois, certains couchsurfers prennent aussi la peine de créer des cadeaux personnalisés pour leurs hôtes, ceux-ci sont particulièrement appréciables.

Au cas où vous vous poseriez des questions sur l'aspect pratique de la chose (par exemple : les couchsurfers sont-ils hébergés dans une chambre d'amis ou dans le salon ? Les draps sont-ils fournis ? Les serviettes ? Les repas sont payés/préparés par qui ? Sont-ils pris ensemble ? Est-ce que les couchsurfeurs reçoivent les clés de la maison ou de l'appartement ? Est-ce que l'hôte doit aller chercher le couchsurfer à la gare/ aéroport ? ...), je répondrais qu'il n'y a aucune règle et que tout est question de bon vouloir, de confiance, de bon sens et de communication. Les conditions d'hébergement sont le plus souvent spartiates (un clic-clac ou un matelas dans un salon) mais certaines personnes peuvent très bien offrir à un couchsurfeur une place dans une magnifique chambre d'ami de leur maison avec piscine & spa (c'est plus ou moins ce que nous avons nous même expérimenté à Bakersfield).

Jérémie est particulièrement adepte de la pratique et lorsque je suis rentrée en France pendant deux semaines en janvier/février dernier, il est passé à la vitesse supérieure, en hébergeant 10 personnes (venues de Corée, des États-Unis, de France, de Suisse et de Hollande) pendant ces 2 semaines.

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En ma présence, nous avons reçu aussi un certain nombre de visiteurs ces derniers temps (voir portraits ci-dessus).

Il y a eu ce couple d'Italiens habitant à Vancouver. Daniel est étudiant en cinéma et a eu la chance de pouvoir intégrer une bonne école canadienne, son projet : devenir réalisateur. Ces Italiens étaient charmants et nous ont notamment préparé un excellent repas à l'italienne : bruschettas, poivrons mozzarella, pastas aux brocolis.
Et puis il y a eu ce petit couple de sportifs franco-québécois. Leur projet : rallier le Mexique, depuis San Francisco, et à bord de leur monture, c'est à dire à vélo. Distance : environ 1300kms. Durée : 2 mois. Hébergements : camping et couchsurfing. Plans : aucun. Inutile de préciser que nous avons beaucoup parlé de voyages avec ces baroudeurs. Eux aussi nous ont fait la surprise de nous préparer un excellent repas. Au menu : saumon chèvre-sirop d'érable. Délicieux !
Je ne savais pas trop quoi entendre par "free spirit" avant de rencontrer Xeo. Comme son nom ne l'indique pas, elle est canadienne. Et très originale. Son projet à elle : faire le tour du monde des célibataires afin de déterminer les critères qui feraient de quelqu'un son homme idéal. C'est ainsi que grâce à des sites de rencontres, Xeo fait la connaissance de personnes d'horizons différents et griffonne les réponses à leurs questions sur son cahier bien chargé. Elle prend son expérience très au sérieux mais n'a pas vraiment de plans quant à son itinéraire, ni même à la durée de son expérience. C'était vraiment intéressant de rencontrer une personnalité aussi fun, joyeuse et différente.
Oihane et Oihana quant à elles étaient basques. Un peu espagnoles mais surtout basques, et c'est important. En tout cas, ça avait l'air important. Avec elles, nous avons pu partager notre vision européenne sur ce monde américain. C'est fou comme nous nous sentons proches des Européens que nous rencontrons, depuis que nous sommes aux États Unis. Il faut dire que les différences culturelles sont énormes et que le pays basque, c'est aussi un peu la France. Elles aussi nous ont préparé un bon repas (décidément, on s'est beaucoup fait servir ces derniers temps !). Celui-ci était végétarien mais tout aussi délicieux.
Enfin, nos derniers invités, qui étaient encore là pas plus tard qu'hier, étaient américains. Enfin, presque. Avec aussi des origines allemandes, néerlandaises, indonésiennes. Un beau mélange, quoi. Ils étaient là un peu en voyage d'affaires, ce qui changeait des multiples couchsurfeurs que nous avons reçus et qui faisaient "la côte ouest des États Unis". Nous avons pas mal passé de temps à discuter, de tout, de rien, de culture surtout. Et Mike, guitariste débutant et cuisinier confirmé, nous a préparé de succulentes enchiladas. Miam !

Beau tableau, n'est-ce pas ?

19mar. 2010

Les défilés de la saison

Avec les beaux jours reviennent les différents festivals et parades.

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Ainsi, il ne pouvait pas y avoir de Nouvel An Chinois à San Francisco (qui regroupe la plus grosse communauté chinoise en dehors de la Chine) sans la traditionnelle Parade du Nouvel An Chinois. Et croyez-moi, ici, ce n'est pas une mince affaire. La parade en question existe depuis 1860 (rien que ça !), c'est une institution. Une centaine de chars défilent dans les rues du centre-ville, avec plus ou moins d'intérêt. Si les congressmen dans leurs grosses voitures n'avaient pas un succès fou, les policiers de la SFPD étaient beaucoup plus sollicités. Cette année, parait-il, on pouvait même voir une jeune fille aux seins nus sur le char de la cité interdite... Vraiment, toutes les occasions sont bonnes pour se déshabiller, ici !

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En ce qui nous concerne, nous n'avons vu qu'une petite partie du défilé. En effet, nous avons profité d'une interruption accidentelle dans le défilé pour faire un petit tour au rayon "Voyages" de la librairie d'à côté et, comme à chaque fois, nous sommes tombés là-bas dans un trou temporel. Ne me demandez pas comment ça arrive, mais c'est très fréquent. Seule ou avec Jérémie, j'entre dans le rayon, je choisis soigneusement un guide de voyage ou un beau livre, à peu près n'importe lequel. Peu importe s'il s'agit d'un pays que j'ai déjà visité ou au contraire un pays dans lequel je n'ai jamais mis les pieds, d'un pays qui me fait de l'œil ou d'un pays qui ne m'attire pas a priori. Je m'assieds par terre, j'ouvre le livre et le voyage démarre. Jérémie fait de même et nous restons souvent un très long moment immobiles, concentrés sur nos infos et perdus dans nos rêveries.

Cette fois-ci, quand nous avons relevé la tête, le défilé était déjà bien avancé. Nous avons à peine pu distinguer les danseurs en bols de riz (!!), plutôt drôles.

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La parade du Nouvel An Chinois était accompagnée de l'élection de Miss Chinatown 2010. Ci-dessous, la photo de la gagnante qui, au cas où vous vous poseriez la question, s'appelle Crystal Lee et est étudiante à Stanford.

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La Saint Patrick est également fêtée dignement à San Francisco. Beaucoup de boutiques ont été décorées pour l'occasion. La 158ème parade de la Saint Patrick (après le défilé des asiatiques, c'était celui des Irlandais. A quand le défilé de Français ? ) s'est tenue le week-end dernier, sous un magnifique soleil. Nous n'étions pas là pour le voir, mais je suis certaine que c'était très vert. Ça devait danser du kilt !

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Même notre jeune maire, Gavin Newson, était du défilé. Il n'est pas le seul à être fier de ses origines irlandaises ici. Beaucoup de Californiens ont hérité d'un nom à consonance irlandaise et, même s'ils n'ont jamais mis les pieds dans ce pays, s'en sentent proches.

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Je ne sais pas pour vous mais, en ce qui me concerne, je suis plutôt impressionnée par l'âge de ces deux manifestations. Quand on sait que San Francisco existe depuis un peu plus de 200 ans, difficile d'imaginer qu'une parade du Nouvel An Chinois et une parade de la Saint Patrick aient été mises en place il y a plus de 150 ans.... C'est juste une question d'histoire.

PS.
Photo 2 (jeune homme déguisé) de Hardy Wilson / The Chronicle
Photo 4 (danseurs en bols de riz) du New York Social Diary
Photo 5 (miss chinatown) de David Yu
Photo 6 (le civic center à la saint patrick) de Hardy Wilson / The Chronicle
Photo 7 (Gavin Newson au défilé de la saint patrick) de SFcitizen

17mar. 2010

Qu'est-ce qu'on mange ?

Et question alimentation, vous croyez qu'on se laisse aller, ici, à San Francisco ? Vous pensez que l'on se nourrit de hamburgers de chez Mac Do, de plats préparés "Hungry man" et de burritos de chez Taco Bell ? Pas du tout !

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Nous avons la chance d'habiter dans un quartier où se trouvent à la fois un fabuleux magasin d'alimentation bio (Whole Foods) et pléthore de bons petits restaurants. Rien que dans la rue d'à côté, nous avons déjà eu l'occasion d'essayer des restaurants japonais, chinois, thais, mexicains, vietnamiens, indiens, marocains, grecs, turcs et j'en passe et des meilleurs. D'ailleurs, je vous laisse voir par vous même tous les restaurants que nous avons visités sur la carte ci-dessous (la maison verte représente notre appart').

Bien entendu, il y a aussi des restaurants français mais ceux-ci ne sont pas dans nos moyens. De toute façon, qui a besoin de manger du fois gras, des escargots, du caviar et du homard dans un même menu ? Nous laissons tout ce luxe gastronomique aux Américains.


Afficher Restaurants du quartier sur une carte plus grande

Le restaurant le plus chic que nous ayons fréquenté dernièrement (en dehors du "Dine about town", voir article précédent) était probablement le restaurant japonais Beni-hana. Le principe : un chef japonais cuisine ses mets à grand renfort de jonglerie devant ses hôtes ébahis. Je sais, il ne s'agit pas d'un concept extraordinaire et il y a des restaurants similaires à Lyon, mais nous n'avions jamais essayé.

Notre chef semblait plus mexicain que japonais (d'ailleurs, il s'appelait Antonio) mais il était plutôt doué. J'avoue que je n'étais pas très rassurée lorsqu'il jonglait avec les couverts. En revanche, le coup du "je jongle avec les jaunes d'œufs" était impressionnant. Le petit volcan en oignon était tout aussi mignon. Une adresse à visiter au moins une fois, assurément.

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05mar. 2010

Valentine day's pillow fight

Tous les ans, le jour de la Saint Valentin, à San Francisco, a lieu le Pillow Fight, en français "la bataille d'oreillers". Le principe : Venir muni de son oreiller sur la place du Ferry Building et lorsque l'horloge du bâtiment sonne le coup des 18h, frapper sur toute personne présente et armée d'un oreiller.

390980012_36019fd8d6.jpg Photo © Tristan Savatier

C'est assez naïf comme concept (et dénué de toute idéologie) mais ça marche du tonnerre ! Difficile d'estimer le nombre de personnes présentes pour l'événement... Il faut dire c'est vraiment super fun, comme l'attestent ces photos de 2007 et cette vidéo de 2010 :


Pillow fight San Francisco 2010

Comme nous étions novices et un peu sceptiques au départ, nous n'avons pas participé à la bagarre de cette année (nous n'avions pas d'oreillers sous la main) mais le spectacle en lui-même valait bien le déplacement ! C'était impressionnant de voir à quel point tout le monde s'en donnait à cœur joie pour frapper sans discernement sur toutes les personnes alentour. Jeunes et vieux, filles et garçons, tout le monde s'en est mis plein la tronche au milieu des volées de plumes et des flashes d'appareils photos.

Ce genre de manifestation reflète vraiment bien l'esprit bon-enfant qui règne ici.

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Mais il y a tout de même un aspect négatif à ce genre d'événement. S'agissant d'un "flashmob", il n'y a pas vraiment d'organisateurs. C'est juste spontané, une information passée viralement sur internet. Pas d'organisateurs = pas d'organisation = pas de nettoyage prévu à la fin. Aussi, la ville de San Francisco est furieuse : la facture de nettoyage s'élèverait pour ces deux dernières années à 35 000$ ! Oups !

04mar. 2010

Kebby et Yogan à San Francisco

Mais qu'est-ce qui se passe ? On ne donne plus aucune nouvelle et personne ne s'en inquiète ? ;-) Bon, on vous pardonne et on reprend le rythme d'antan, c'est parti !

Ici, comme en France, c'est l'hiver. L'hiver, à San Francisco, c'est un climat tout à fait imprévisible (comme en été, me direz-vous). Nous avons par moment des journées magnifiquement ensoleillées pendant lesquelles on se croirait en plein été et nous avons des périodes de pluie interminables. L'hiver, parait-il, n'a jamais été aussi pluvieux que cette année.

C'est pendant l'une des ces périodes horriblement mouillées, malheureusement, que nous avons reçu nos amis lyonnais (enfin, j'arrondis) et fellow travellers, j'ai nommé : Elodie et Yohan. Eh bien, on peut dire que ça fait toujours autant plaisir de recevoir des amis, surtout quand ils sont aussi enthousiastes ! Je n'avais encore vu personne autant apprécier le clam chowder qu'Elodie :)

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Ensemble nous avons (re)découvert les classiques de San Francisco comme le Musée Mécanique et son bras de fer super puissant, l'acrobatique descente en cable-car, cheveux dans le vent, le Pier 39 plus ou moins vidé des odorantes otaries, les vêtustés du quartier hippie, les restaurants bien américains où on prend des kilos rien qu'en respirant l'odeur extrêmement riche de l'endroit, ou encore le super magasin pour gauchers où finalement on n'achète jamais rien...

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C'était aussi l'époque du "Dine About Town", pendant laquelle les plus chics restaurants de la ville ouvrent leur portes au grand public en leur faisant profiter d'un tarif tout à fait raisonnable. Vous nous connaissez : nous ne nous sommes pas privés de cette opportunité ! Parmi la liste des restaurants participant à l'opération, nous nous sommes même jetés sur le plus cher, le plus luxueux qui était disponible. C'est ainsi que nous avons dîné au Campton Place. Le menu était assez simple mais pas décevant (à part peut-être le gâteau au chocolat). Le service en revanche nous en a mis plein la vue ! J'ai particulièrement apprécié le petit coussin pour mon sac à main ^^

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La sortie de la semaine devait se faire au Parc Yosémite, cette merveille de la nature qui est tout près de chez nous et que nous n'avons toujours pas explorée. Malheureusement, en hiver, les routes sont enneigées et il faut des chaines pour circuler, ce que n'autorisent pas les compagnies de location de voitures de la ville... Du coup, nous nous sommes rabattus sur la valeur sûre des environs : la Highway 1, le long de la côte, vers le Sud et Monterey.

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Et puis je suis tellement soucieuse du bien-être de mes invités qu'au moment de leur retour, je les ai accompagnés non pas jusqu'à l'aéroport, mais jusqu'à la France :) C'était le moment pour moi de venir faire un petit coucou à la famille et aux amis.

22janv. 2010

Sausalito et Muir Woods

Le week-end dernier, nous avons décidé de quitter un peu notre routine et de reprendre les visites de la ville et de la région. La première destination de cette reprise tranquille était Sausalito, cette petite ville de marins située de l'autre côté du fameux Golden Gate Bridge, et Muir Woods, forêt de séquoias géants.

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Nous étions déjà passés très rapidement à Sausalito il y a quelques mois quand nous étions allés visiter la région des vins. Ce jour-là, le soleil était radieux et la petite ville nous avait semblée très charmante. Nous n'avions alors pas trop de temps à lui consacrer, c'est pourquoi nous nous étions promis d'y revenir.

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Le week-end dernier, en revanche, le temps était plutôt grisâtre et la ville avait largement perdu de son attrait. Peu importe, la vue sur San Francisco était tout de même intéressante. Pour nous "remonter le moral", nous nous sommes jetés sur un brunch énorme et bien californien. Au menu : pancakes à la mangue, chocolats chauds, oeufs façon hollandaise, jus d'orange frais pressé et granola au yaourt et fruits.

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Puis nous avons repris la route dans notre voiture Dollar.com en direction du bois de Muir Woods. Nous avions au départ l'intention de faire une randonnée assez conséquente mais une fois sur place, nous en avons perdu le courage. Nous étions fatigués après une chouette soirée avec nos amis américains la veille et nous avons choisi la petite balade tranquillou en bas des séquoias. Certains de ces arbres avaient plus de 1000 ans.

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Mine de rien, ça faisait vraiment du bien de revoir un petit coin de nature et si nous passons toutes nos journées dans des odeurs de ville, de mer, de friture ou de Chine, ça faisait longtemps que nous n'avions pas respiré l'odeur des bois.

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21janv. 2010

Go Raiders !

Après le basket, c'est au football américain que nous nous sommes attaqués. Profitant d'une offre promotionnelle, j'ai pris 4 places pour assister à la rencontre de NFL opposant les Raiders d'Oakland aux Ravens de Baltimore. Le stade de football se trouve juste à côté de l'Arena, là où les Warriors disputent leurs matches de basket et nous avons donc trouvé notre chemin sans difficulté.

Nous sommes arrivés sous le soleil et avons vite regretté de ne pas avoir de casquettes. C'était tout de même bien agréable, après une semaine de vacances par un temps très moyen, d'être au chaud sous le soleil. Les joies de la Californie, où un 3 janvier on peut assister à une rencontre sportive en plein air en tee-shirt :)

Le sport en lui-même est assez complexe mais à nous tous nous avions suffisamment de connaissances pour réussir à comprendre ce qui se passait. En ce qui me concerne j'ai acquis les miennes en jouant à Joe Madden Football sur MegaDrive. Qui a dit que les jeux vidéos ne servaient à rien ? :-p

Au niveau de l'intensité, ça se situe entre le baseball et le basket, avec tout de même un net avantage pour le sport à paniers. C'était une sortie très sympa mais je pense qu'en regardant ce sport à la télé on ne perd rien, voire c'est plus dynamique. Par chance nous avions notre boisson, notre mini hot-dog et un petit paquet de chips pour passer inaperçu au milieu de tous ces supporters américains munis d'assiettes de nachos au fromage, de rondelles d'oignon frites et de gobelets de coca grands comme des seaux à champagne.

Nous avons passé un bon après midi mais nous n'avons pas regretté de partir un peu avant la fin du match pour éviter la foule sur le quai du métro !

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