24oct. 2009
L.A. est là
18:40 - Par Jérémie - voyage - un commentaire
L.A. ou Los Angeles pour les néophytes est sans doute l'une des villes les plus mythiques de l'histoire de l'humanité, juste un peu moins mythique que l'Atlantide mais sans doute plus mythique que Magland. Seconde ville des États-Unis par la taille, la "Cité des Anges" représente un peu le rêve américain sous toutes ses formes.

Il faut avouer qu'en préparant ce petit weekend à L.A. (comme on dit dans le bouchonnois) je n'étais pas spécialement excité. J'avais eu de nombreux échos s'accordant à présenter cette ville comme une mégalopole tentaculaire où il faut une voiture pour survivre et où les gens sont superficiels et se baladent tous en roller à moitié nus sur la plage, rien que pour se la péter.
Et bien en fait j'ai été agréablement surpris par la ville. Certes, elle n'est pas aussi belle et agréable que San Francisco (en toute objectivité ;-) ) mais il y a quand même des coins très agréables. Ce n'était pas vraiment le cas du downtown (centre ville) où se trouvait notre hôtel et une forte concentration de sans abris, mais nous ne nous y sommes pas attardés.

Notre première étape était Hollywood. Le métro nous a déposé sur Hollywood Boulevard, le fameux Walk of Fame, l'Allée des Stars avec les étoiles au nom des personnalités d'hier et d'aujourd'hui qui jonchent les trottoirs sur des centaines de mètres. Nous y avons croisés en chair et en os : Dark Vador, Freddy, Hulk, Marylin Monroe, Chucky, Michael Jackson, la Princesse Leia, Jason, Batman, un Stormtrooper, Charlie Chaplin, Spiderman, Buzz l'Eclair ou encore Jack Sparrow. Moyennant un petit pourboire, vous pouviez vous faire photographier en compagnie de n'importe lequel de ces "sosies". Vous pouviez y croiser aussi une bonne dose de touristes français mais bizarrement, personne ne se faisait prendre en photo avec eux. On y trouve également le cinéma chinois devant lequel sont déposées les empreintes de mains et de pieds des célébrités et évidemment Hollywood Hill et son fameux Hollywood Sign.
C'était marrant de voir tout cela pour le côté mythique indéniable du lieu mais c'est quand même très superficiel. Et les vendeurs de tours organisés pour apercevoir un portail d'entrée ou un morceau de toit d'une résidence de star sont là pour vous harceler tous les vingt mètres et pour vous rappeler que vous êtes à Groupieland, au pays des fans.

Nous sommes alors allés passer le reste de la journée à Santa Monica. Le trajet en bus était un peu long (environ 1 heure) mais moins que ce à quoi nous nous étions attendus. L'aire urbaine de Los Angeles et ses 20 millions d'habitants est très étendue et ses transports en commun réputés pour être de piètre qualité. Quoi qu'il en soit, nous n'avons pas regretté notre excursion, d'autant plus qu'elle nous a permis de passer par Beverly Hills, encore un nom qui en a fait rêver plus d'un.
Entre sa charmante rue piétonne et les animations qui s'y déroulaient, la plage immense et superbe et le ponton sur lequel se dresse une fête foraine, nous avons été séduits par Santa Monica. En fin d'après-midi, nous y avons retrouvé des français (la sœur d'une copine de lycée qui est en VIE a L.A.) et avons bu un coup en terrasse ce qui, pour un début octobre, est fort agréable.

Le dimanche nous avons commencé par une visite du Pueblo, le centre historique de L.A. où se trouve la gare Union Station et un groupement de bâtiments dans le style colonial espagnol datant du 19ème siècle. Sans doute le quartier que j'ai préféré. De là, nous avons marché jusqu'à Chinatown, sympathique mais moins que celui de San Francisco (et ce en étant toujours aussi objectif) avant de partir pour Venice Beach. Cette fois, c'est deux heures de transports en commun qu'il nous a fallu pour y arriver mais là aussi la récompense était à l'arrivée. Une sorte de petite ville au bord d'une superbe plage avec un alignement de stands d'artisanat de toutes sortes, un skate/roller parc où un garçon de 7 ou 8 ans tenait la dragée haute à des skateurs deux ou trois fois plus âgés que lui et une ambiance un peu communautaire, hippie, voir bobo pour les cyniques.

En résumé ce que nous avons préféré à Los Angeles c'étaient les villes alentour et leur ambiance "petite bourgade au bord de l'océan Pacifique".
un commentaire
En somme, vaut mieux aller à SF, quoi :-)