Pour faire une petite escapade hors de San Francisco sans avoir à louer un voiture, nous avons choisi d'aller faire un tour à Berkeley, une petite ville accessible par le BART (notre métro local) en un petite vingtaine de minutes.

Vous avez peut-être déjà entendu parler de Berkeley et pour cause, elle héberge l'une des universités les plus prestigieuses de la côte ouest. Nous avons donc évidemment visité le campus où les bâtiments à colonnes et les pelouses impeccablement taillées donnent immanquablement envie de reprendre des études. Nous sommes loin ici des amphis en béton brut et des peintures façon maternelle de l'INSA de Lyon mais il faut avouer que les frais de scolarité ne sont pas du même ordre. Je préfère aller en cours dans des bâtiments moches et ne pas commencer dans la vie avec 150000 dollars de dettes contractées juste pour avoir eu le droit de suivre des cours.

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Outre l'université, la ville en elle-même est très agréable, à commencer par son climat qui est beaucoup plus clément que celui de San Francisco. Ici pas de brouillard quotidien et en moyenne 5°C de plus qu'à SF, ce qui est assez surprenant vue la faible distance à parcourir pour s'y rendre. Berkeley est une ville assez atypique en Californie. Gauchiste, décalée, révoltée, l'influence de l'université a fait de cette bourgade un repaire de penseurs allant un peu à contre courant du pouvoir en place.

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Les gens y sont très fiers de leur équipe de football américain universitaire (les California Golden Bears), preuve en est un écran géant en plein air avec une cinquantaine d'étudiants les yeux rivés à l'écran et réagissant comme un seul homme aux exploits de leurs champions. On y respire par ailleurs une atmosphère assez similaire à celle de Haight Ashbury, le quartier hippie de San Francisco, avec pas mal de magasins de musique, des librairies à tous les coins de rues (ville universitaire et intellectuelle oblige) et des stands d'artisanat dans la rue le samedi après-midi.