Il aura fallu un certain temps avant que nos amis français ne se décident enfin à venir nous voir. Mais la tendance est heureusement enclenchée et notre planning commence à être de plus en plus rempli de joyeuses visites (autres que les couchsurfeurs que nous continuons à recevoir de temps en temps).

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Pendant la période des fêtes, nous avons donc reçu Eve et Nicolas (le frère spirituel de Jérémie), venus du froid sec du Québec pour découvrir le vent humide de San Francisco. Leur arrivée ne s'est pas faite sans peine. A cause du fameux attentat déjoué dans un avion la veille de leur arrivée, des mesures de sécurité drastiques avaient été mises en place pour les passagers à destination des Etats Unis, ce qui, dans leur cas, a causé un retard de 5h environ. A une heure du matin, nous sommes allés les accueillir la tête complètement ensommeillée et avons bien failli les louper. En cause, la configuration de l'aéroport de San Francisco qui, curieusement, n'a aucun hall d'arrivée. Nous avons dû visiter plus d'une trentaine d'aéroports ces trois dernières années et je crois que c'est la première fois que j'en vois un sans hall d'arrivée. Heureusement, un coup de téléphone à 10 euros depuis une borne de l'aéroport a permis de réunir les meilleurs potes de la vie et leurs heureuses conjointes.

Pendant une semaine vraiment excellente, nous avons arpenté la ville. Ensemble, nous avons gouté le clam chowder et les parties génitales au chocolat, nous avons testé la descente de la vertigineuse rue de Californie en cable-car, nous avons découvert avec étonnement la disparition des phoques et otaries dans le port (!!!!!), nous avons soutenu les Warriors et les Raiders, nous avons cotoyé les nudistes à bonnet de Baker Beach, nous avons retrouvé la saveur oubliée des grasses pâtes carbo, nous nous sommes affrontés dans des parties déchainées de Time's Up, Camelote et autre Pandemic et nous avons participé à une petite soirée un peu turque et beaucoup multi-culturelle.

En tant que Français, nous ne pouvions pas passer le réveillon de la nouvelle année sans nous offrir un bon repas. Celui-ci, délicieux, nous a été offert par nos invités.
En tant que visiteurs de San Francisco, nous ne pouvions pas non plus passer le réveillon de la nouvelle année sans descendre dans la rue et nous mêler à cette foule agitée d'Américains heureux d'en finir avec 2009. Au bout de la route : l'Embarcadero. A observer : un magnifique feu d'artifices lancé au dessus du majestueux Bay Bridge. Il faut l'avouer, il y avait quelque chose de magique dans cette soirée... San Francisco lors du passage à la nouvelle année est, je trouve, encore plus belle que d'habitude.

Il fallait bien que nos amis partent un jour. Ou une nuit. Une belle nuit blanche, même, avant une très longue journée de voyage...
Après leur départ, nous avions un peu le coeur serré, comme quand on quitte quelqu'un qu'on ne reverra certainement pas tout de suite. Nous nous retrouvions à nouveau seuls tous les trois, San Francisco, Jérémie et moi.